‹ Les eaux-fortes nommées ou marquéesChapitre 33 sur 56 · R. D. I. L'Entrée à Jérusalem. Vers la droite du bas, on · texte numérisé non relu

R. D. I. L'Entrée à Jérusalem. Vers la droite du bas, on

voit L. L., et au-dessous 1644, dont les deux derniers chiiïres sont à l’envers. H. 260; L. igo.

4. . R. D. 2. La Cène. On lit, dans une grande tablette d’ornement, au-dessus d’une porte :

Léonard Limosin. 1544.

.5. La Prière au Jardin des oliviers. Pièce citée par Renouvier.

6. R. D. 3. Jésus au Jardin des oliviers. L’estampe est marquée :

Léonard Inmosin. 1644.

1. Une note àt?, Archives de T Art français annonçait que M. Hartzer allait publier un catalogue des eau.x-fortes de Léonard Limosin. Nous ne croyons pas que cette publication ait été faite.

Robert-Dumesnil, qui cite cette pièce d’après Brulliot, n’en donne pas ia description : peut-être fait-elle double emploi avec la précédente.

7. R. D. 2 des Pièces non décrites. Jésus-Christ livré. On lit

au bas à gauche :

Léonard

Limosin

8. R. D. 4. La Résurrection. A la droite du bas, est le millé¬

sime 1544, suivi d’un tablette dans laquelle on lit :

Léonard

Limosin.

H. 261 ? L. igo.

Robert Dumesnil a relevé une plaisante bévue commise par Michel Huber à l’occasion de Limosin. Une grande estampe, sur bois, représentant saint Roch, offre vers la gauche du bas un tronc, sur lequel est écrit : Limosina per la fabricha, tronc pour la fabrique. C’est ce que Huber avait pris pour une signature de l’artiste.

Vin. — J EAN Mignon

% \. Le graveur de Liica Pennt.

Dans les Comptes des Bâtiments, publiés par M. de Laborde, on trouve au nombre des artistes travaillant à Fontainebleau, de 153/ à iSqo, Jean Mignon., paintre, à raison de i3 livres par mois.

D’autre part, Bartsch décrit une pièce unique qui porte la marque 10. migon. Cette signature se rencontre encore sur une autre estampe, offrant la décoration des médaillons de la chambre d’Alexandre.

C’en est assez pour classer Mignon parmi les graveurs de l’Ecole et pour admettre que la mention du peintre désigné dans les Comptes le concerne.

Puis, dans le catalogue des estampes anonymes, Bartsch en signale quelques-unes qui lui semblent devoir être attribuées au même artiste. Son goût est assez sûr, et l’événement l’a prouvé, car l’une des estampes anonymes, dont il proposait ainsi l’attribution et qu’il n’avait pas vue dans son intégrité, s’est trouvée porter dans la marge du bas la signature du graveur. C’est la seconde des pièces que nous venons de signaler, le n” 26 du catalogue qui suit.

Entin, par une coïncidence curieuse, toutes les autres estampes anonymes que Bartsch voulait rattacher au nom de Mignon, sont du dessin de Luca Penni. Cette circonstance nous a poussé à passer en revue les planches anonymes dont ce peintre a fourni le dessin, et il nous a paru que la plupart d’entre elles offraient, au point de vue du travail du graveur, une étroite analogie avec les précédentes. Nous avons donc considéré qu’elles devaient toutes sortir de la même pointe.

Déjà M. Renouvier avait distingué un graveur que, faute de nom et de monogramme, il avait appelé le graveur de Luca Penni ; il avait composé son œuvre d’une partie des estampes gravées d’après ce maître, laissant l’autre à Mignon. Nous proposons de réunir ces deux parties sous le même nom.

On sait par Vasari que Luca Penni fit graver ses dessins par des graveurs flamands, et nous avons déjà décrit, dans l’œuvre du maître L. D., plusieurs de ses compositions. Nous sommes donc loin de

prétendre que Luca Penni n’a eu recours qu a un seul interprète, et que Mignon fut celui-là : mais tandis que les dessins de Luca Penni disparaissent dans l’oeuvre touffu de L. D., ils constituent presque exclusivement celui de Mignon, si notre hypothèse est admise.

Cet oeuvre, ainsi réuni, quoique ne comprenant qu’un nombre restreint de numéros, n’en présente pas moins un ensemble curieux, d’un caractère original. La plupart des estampes qui le composent sont de celles qui sont particulièrement recherchées par les amateurs, à cause des encadrements dont les sujets sont entourés. On n’y rencontre pas l’imagination déréglée d’un Fantuzi, pour qui le tableau ne compte pas et n’est plus qu’un détail d’ornementation. Ici, le cadre reste l’accessoire de la composition : les fruits, les mascarons, les enfants, quelquefois les cariatides, constituent les principaux éléments d’un décor riche et varié, qui est sans doute l’œuvre propre du graveur, et qui nous montre en Jean Mignon un élève moins hardi que ses maîtres, mais digne d’être cité à côté d’eux.

% 2. Le présumé Despesc/ies.

Plusieurs des planches que nous allons énumérer sont attribuées par Bartschà un certain Despesches, quoiqu’aucune ne porte ni nom ni marque quelconque. « Nous ne connaissons, dit-il dans la notice placée en tête du catalogue des Anonymes, ce Florent Despesches que par Heinecken (t.l V, p. 6i8), qui l’appelle graveur qui vivoit du temps de l’abbé

de Marollcs et qui a gravé entre autres d’après Raphaël, et par cette inscription Florent Despeches^ paintre cvp, faite à la plume par quelque contemporain sur une épreuve conservée à la Bibliothèque de Vienne. s> Cela a suffi à Bartsch pour se faire du graveur, de son talent, de sa manière, une idée assez précise et pour lui constituer un œuvre de onze pièces, la plupart d’après Luca Penni.

M. Renouvier a déjà détruit cette fausse attribution en remarquant que la même signature, Florent Despesches^ peintre à Dijon^ de la même écriture et avec le même monogramme autographe, se rencontre sur r Assemblée des Dieux de René Boyvin, sur le Combat de Gladiateurs de Ph. Galle, et sur d’autres estampes de divers auteurs et de diverses époques. Pour ma part, je l’ai trouvée sur la Dispute de Neptune et de Minerve, par René Boyvin, sous cette forme : FDespesches pictor. Cela indique seulement, dit M. Renouvier, que ces pièces ont appartenu à un peintre du xvii" siècle, amateur de gravures, et qu’il les a signées pour éviter qu’elles ne fussent distraites de l’atelier, où il les laissait courir sans doute entre les mains de ses élèves.

Ce Despesches a-t-il été employé par Louis XIV à des dessins de broderie? Les Comptes publiés par M. Guifïrey fournissent les mentions suivantes :

14 avril 1680. A Despesches, pour son remboursement de plusieurs dépenses qu’il a faites pour desseins pour une tenture de tapisserie pour Sa Majesté, 889 tb-

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