‹ Les eaux-fortes nommées ou marquéesChapitre 4 sur 56 · I. Pages 280 et · texte numérisé non relu

I. Pages 280 et

receveur et bourgeois de Paris, est en réalité mort à l’âge de 4 ans.

François, Marie-Anne, Pierre et Baptiste (n° 22 à 25), ne sont pas les enfants du François ci-dessus, mais ceux de Jacques, sieur de Bardillière (n°* 18), orfèvre, et de Marie Béliard. Ce Jacques était commis à la recette du Bureau des Aides, à Melun*.

Il serait tout à fait impossible, et d’ailleurs l’histoire de Fontainebleau n’en tirerait aucun avantage, de décrire ici l’œuvre entier de Jacques Androuet Du Cerceau. Nous en extrayons seulement ce qui est relatif au château et aux artistes de l’Ecole, dans l’ordre du catalogue sommaire dressé par M. de Geymuller.

I. Voici les mentions portées au Registre des baptesmes, mariages et enlerremens de ceux de la religion P. R. qui ont leur exercice à Bois-le- Roy, registre conservé aujourd’hui au greffe du Palais de justice de Fontainebleau :

Du 25 mars 1670, enterrement de François, âgé de quatre ans, fils de Jacques Androuet du Cerceau, bourgeois de Paris, demeurant à Melun;

Du 29 juin 1670, baptême d’Anne-Marie, fille de Jacques Androuet du Cerceau et de Marie Beliard; le directeur des Aides en l'élection de Melun est parrain ;

Du 21 juillet 1670, enterrement de Pierre Androuet du Cerceau, âgé de trois ans et demi;

Du 14 août 1670, enterrement d'un commis à l’exercice des Aides; Jacques Androuet du Cerceau, commis à la recette du Bureau des Aides, est témoin.

Du 9 septembre 1671, enterrement de Marie Androuet du Cerceau, âgée de quatorze mois;

Du 3 janvier 1672, baptême de Baptiste, fils de Jacques Androuet du Cerceau, receveur des Aides, et de Marie Beliard.

ŒUVRE DE JACQUES ANDROUET DU CERCEAU (Extraits.)

J. Les fragments antiques, composés de i3 pièces, gravés sur les dessins de Leonardus Theodoncus, mort récemment à Anvers (i55o).

Ce Leonardus Tlieodoricus n’est autre que Léonard Thiry, peintre flamand travaillant à Fontainebleau sous les ordres du Rosso ; il ne doit pas être identifié avec le graveur L. D.

IL Les paysages : L. 172; H. 108. Suite de 26 pièces anonymes analogues, sauf pour les dimensions, aux paysages de L. D.

HL Les pins excellents Bastimens de France. Première édition du Deuxième volume, iSyg; Deuxième édition, 1607. On y trouve une notice et sept planches sur f'ontainebleau. « Fontainebleau est un lieu assis dans la Forest de Bière en une plaine, ferme de divers costez, rochers et montaignes couvertes de boys de haulte fustaye. Anciennement, c’estoit un vieil bastiment où les Rois par quelques fois se retiroyent pour estre là comme en lieu solitaire. Le Roy François Premier, qui aimoit tant à bastir, considérant ce heu ainsi fermé de ses rustiques, y prinl fort grand plaisir : et de faict, le fist bastir comme il est de présent. Les anciens recitent qu’en ce heu y avoit une grosse tour, où de présent et sur les fondemens d’icelle est la Chapelle, prochaine de la grand salle du bal, et s’est-on servy d’aucuns vieils fondemens. La plus grande partie du logis est bastie de grets, comme mesme ils en ont les rochers sur le heu, avec brique : principalement la basse court, laquelle en grandeur excede toutes autres courts des bastimens Royaux, En la seconde court, y a source de fontaine, et se dict

que c’est la plus belle eauê de source qui se voye guères et que par ce on l’appeloit belle eauë, maintenant Fontainebleau. Ce lieu est à demie lieue de la rivière de Seine. La terre n’est que sablonnage, tellement que les arbres de la dicte forest ne sont pas communément de belle grandeur et ne peuvent gueres bien prouffîter. Le feu Roy François, qui le fist bastir, s’y aymoit merveilleusement : de sorte que la plus grande partie du temps ils’ytenoit, etlà enrichyde toutes sortes de commoditez, avec les galleries, salles, chambres, estuves, et autres membres, le tout embelly de toutes sortes d’histoires, tant peinctes que de relief, faites par les plus excellens maistres que le Roy pouvoir recouvrer de France et d’Italie, d’où il a faict venir aussi plusieurs belles pièces antiques. En somme, que tout ce que le Roy poiivoii recouvrer d’excellent, c’estoit pour son Fontainebleau : où il se plaisoit tant, que y voulant aller, il disoit qu’il alloit chez soy ; qui fut cause, que plusieurs grands seigneurs y firent bastir chacun en son particulier, tant que pour le jourd’huy y a beaucoup de beaux logis, et dignes d’estre remarquez. Mais depuis la mort du feu Roy François le lieu n’a pas esté si habitué ne fréquenté, qui sera cause qu’il ira avec le temps en ruine, comme sont beaucoup d’autres places que j’ay veuës, à cause de n’y habiter. Tout joignant la basse court est un Couvent de Mathurins que le feu RoyLoys y fonda. Depuis quelque temps le principal du bastiment a este par le roy Charles neuviesme clos et fermé d’un fossé, excepte la basse court à raison des guerres civiles. Ce lieu est prochain de quatorze lieües de Paris, de quatre heües de Nemours, de deux lieües de Moret, à quatre lieües de Melun, à quatre lieües de Montereaii et de Milly : Les prochains lieux seigneuriaux sont Blandy à quatre lieües, et Valéry à sept. Ce lieu est accompagne d’un fort bel esiang, au long duquel est la chaussée revestue de quatre rangs d’ormes, faisant séparation de deux grands jardins comme le tout voyez desseigné par le plan. »

CO

1. Le plan du bastiment avec son contenu. Planum ædificü cum Omni consepto.

. Le plan de tout le bastiment. Planum ædïficii totius loci.

. Veues du lieue du costé du bourg. Conspectus loci ab ca parte quæ rcspicil vicum.

4. Veues du logis du costé de l’estang. Conspectus ædijicii a

latere stagni.

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