‹ Les eaux hyperthermales de Chaudesaigues (Cantal) et leurs indications thérapeutiquesChapitre 12 sur 26 · PROPRIÈTES PHYSICO CHIMIQUES DES LEAU · texte numérisé non relu

PROPRIÈTES PHYSICO CHIMIQUES DES LEAU

L'eau chaude jaillit en de nombreux endroits de la ville de Chaudesaigues, on la relrouve distribuée cà et Ia, dans de nombreuses maisons qui l'utilisent pour leurs usages domes- Uques et pour le chauffage. On évalue à 30 le nombre total des sources, leur débit journalier est évalué à 16. 000 hectolitres. L'habilant qui à une source chez lui la considère comme son bien, l'utilise et ne rejette que le superflu, ainsi il est difficile de connaître la valeur et l'importance de l'eau chaude qui jaillit. Vers l'extrémité supérieure du bourg, au pied de la colline La Jarrige sort bouillonnante et tumullueuse la source du « Par », la plus importante des sources puisqu'à elle seule elle fournit à peu près la moilié de l'eau lotale, elle jaillit dans un massif informe fait de pierre granitique grossièrement travaillée au ciseau, laissant échapper des volules de vapeur d’eau.

Les habitants se servent beaucoup de ceite eau chaude. Hi y a cinquante ans on avait réussi à créer à Chaudesaigues une industrie grâce à ces eaux chaudes : on y opérait le foulage des draps, le désuintage des laines, qui servaient à faire le « cadis ». On ne voil plus les pauvres venir v « tremper leur soupe » comme auirelois, mais les ménagères + viennent couramment, on peul voir par exemple le boudin v cuire, on peut voir épiler la tête de veau et les pieds de mouten. On vante (et on savoure) le grog pris après le diner, ce grog est fait avec de l’eau chaude, prise à la source même : les habilants lui attribuent une valeur digestive et diurétique,

Le principal usage des eaux est le chauffage central en commun que les habitants ont réalisé bien avant certaines villes. On a réussi à construire un réseau de conduite d'eau chaude avec des moyens rustiques. Jadis on utilisait pour la canalisation des trones de Sapin où de pin, dont on enlevait la moëlle. Ainsi l'habitant a chez lui l'eau courante chaude qui circule sous le plancher du rez-de-chaussée, elle ne monte pas dans les étages, mais réussit à entretenir, même à l'extérieur, une atmosphere générale tiède grâce à laquelle Chaudesaigues à peu souvent de Ja neige, alors que sur les hauleurs environnantes elle persiste pendant plusieurs Jours.

La source du Par a eu de tous temps la plus grande faveur. La preuve en est dans Ja persistance du nom de la source dans le surnom des habitants qui sont appelés « Pagals » (région de l'Aubrac) ou « Parrats » (région de la Truyère el du Bès) ce surnom vient de « Par »: c'est en effet celle source qui au cours des siècles a toujours été utilisée.

Sa lempérature est de 81°, 03, elle débile IS m° 3 à l'heure. À Pémission elle est claire el limpide, en se refroidissant elle devient légèrement opalescente. Elle n'a pas d'odeur. Les anciens la trouvaient au goût légèrement « styptique et asbingente », nous l'avons goûlée soit chaude, soit froide, elle ne donne pas une impression guslalive spéciale, elle ressemble fort bien, à ce point de vue, à l'eau de source habituelle. Au toucher, les anciens lrouvaient de l « onctuosité ». nous ne l'avons pas appréciée. Nous avons vu les malades la boire aisément, ils la trouvent bonne.

La source d'eau chaude de l'Etablissement {thermal a les mêmes qualités de goût, d'odeur, de transparence. Sa température est de 61°, son débit horaire de 6 m3 3.

I existe d'autres sources d’eau chaude qui ont été utilisées Jadis : source Clavières, de l'élablissement Felgères, du moulin du Ban, de la Bonde et de l'Hospice. Elles ont une lempérature allant de 30° à 55°, nous les négligerons dans noire eXposé parce qu'elles ne sont pas connues, elles n'ont pas été analysées el elles ne sont pas utilisées,

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