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Luchon ou Cauterets, qui suivent, au milieu des schistes mélemorphiques, des filons de granulites, pour celles de Teplilz en Bohème, émergeant dans des conditions semblables sur les cassures d'un porphyre, etc.….: mais, dans Ja plupart de ces sources, le filon rocheux jsue sthplement le rôle d'un plan cirecteur pour les eaux profondes, qui viennent sourdre à son intersection avec une dépression lopographique. A Chaudesaigues, il y a quelque chose de plus particulier, c’est l'existence d'une sorte de colonne de caplage presque conlinue, formée par un sysième de filons microgranulitiques, qui dessinent une ellipse d'environ 2 kilomètres de long sur 600 à 890 mètres de large. On s'explique, en faisant le relevé délaillé de ces filons, comment peut exister, à environ 700 mctres d'altitude, en plein gneiss, cette source, dont la haute lempéralure accuse une pénétration très profonde, Les eaux introduites dans des fissures du plateau gneissique, qui, vers le Sud, domine bientôt la source de près de 300 mètres, ont pu suivre les plans de joint de ce gneiss dirigés en moyenne N.S., suivre aussi peul-être les filons directeurs de porphvre, el, finalement, par quelque cheminement souterrain. venir semprisonner entre ces derniers. Concentrés en profondeur sur Un axe N.-S. passant par Chaudesaigues, elles auront élé arrêtées vers l'aval par les murs de porphyre qui, même à la superticie, barrent à peu près complètement l'issue. Les grillons se sont trouvés ainsi d'autant mieux localisés à l'inlérieur de cetle sorte d'anneau que sa continuité doit être plus grande encore en profondeur qu'à la surface, le filon de l'Est avant, dans sa parlie nord, un pendage très accentué vers l'Ouest, qui, à une certaine profondeur, Famène peut-être jusqu'au filon de l'Ouest, en fermant complètement la ceinture étanche. Le caractère de la minéralisation s'explique très bien dans cette hypothèse : la présence de l'acide carbonique est toute nalurelle dans une région aussi riche en ba-
salles.
« Les roches gneissiques de la région de Chaudesaigues ont, en général, un faciès schisleux, très micacé, avec une direction N.-$. à faible prolongement Ouest, qui se poursuit
sur une dizaine de kilomètres de I
ong de Chaudesaigues vers Cordesse, et Œui constitue
à elle seule un accident l'emarquable dans un massif dont les plisséments moyens sont NE - S.W. Celle direction NS. anormale, el
les filons qui, eux AUSSL EON ANS. accusent une die]
oCallon probable, dont l'age pribulif a pu être carbonilcre comme les microgranulites elles-mêmes, mais qui aur
à cerlainement rejoué pendant le tertiaire au moment des grandes manifestations éruplives, Si fréquentes au voisinage.
CA Chaudesaigues même, et jusqu'à la Truvère, au Nord le pendage des couches est peu accentué : parfois elles sont presque horizontales : les directions Y sont Giificiles à prendre ; les plis, les froissements, les dislocations abondent. Plus au Sud, on relrouve des directions E.W.. en approchant d'un massif de beau granite porph\roïde à feids;:aths atteignant Jusqu'à 10 centimètres de long et à enclaves schisteuses .
« Aussitot à l'Ouest de Chaudesaigues et au Sud-Ouest vers Fridière, ces couches forment des plaquelles blanchies, séricileuses ressemblant lantôt à des grès quarlziles micacés ou lantôt à des micaschistes leldspathisés, qui paraisseni accuser une aléralion notable.
« Les filons Dicrogranuliliques de Chaudesaigues présentent en général, une particularité assez typique : Ja plupart d'entre eux s'accompagnent de veines de quartz latérales ou de lentilles quartzeuses.
« Si nous revenons maintenant aux sources elles-mêmes, celle-ci forment, dans la ceinture hydrostalique précédemment signalée, le long de la vallée, plusieurs griffons, auxquels on donne des noms distincts, mais qui ne constituent qu'une seule venue profonde disséminée dans un réseau de cassures, La particularité la plus remarquable de ces eaux est leur très haute température de 81°3, qui supposerait une pénétration profonde d'au moins 2.509 metres, Si l'on n'étail dans une région éruplive où le degré géothermique est cerlainement très faible. Le débit est de 260 litres par minule.
Cire
«La minéralisalion est peu notable, comme dans toutes ces eaux des massifs crislallins qui ont trouvé peu d'éléments à dissoudre sur leur trajet souterrain (0 gr. 94 de résidu fixe par litre).
« Le seul élément de cuelque importance est l'acide carbonique, très facilement explicable au centre de ces coulées basalliques, qui, dans toute l'Auvergne, s’accompagnent de dégagement de ce gaz. Il existe, en outre, des traces d'arsenic, comme à la Bourboule, au Mont-Dore et à St-Nectaire.
CELA PIE PTIT