‹ Les eaux hyperthermales de Chaudesaigues (Cantal) et leurs indications thérapeutiquesChapitre 16 sur 26 · SOURCE. DU PAR · texte numérisé non relu

SOURCE. DU PAR

Analyse ionique par M. Lormand résidu Sec o' gr. 857-

Elément électropositifs. Eléments électro-négatif. BOLSSSUD EME 0 05 CHIOPÉ RER RER 0 075 SONT RARES Tee 0 272 DOME Er et traces LUN ce d ElEMe 0 001 LOUE I RE NET RER traces AMONT 0 0002 Fluor MSA UM LE V2 ue ' ces Magnésium CON 27 1 a A me en, D 2

; y. 2% j SO4 - 0,0207 Calétun FAR NUE Von de un û 036 AGIT SUPER ER traces AU LEE MR Re OO Re LENS EE RS traces RS A A EU D COR 0 0009 Gihée 2 VAN NEA 0 076 Manganèse .....:..:.1 0 0007 | Acide carbonique ....…. 0 085

Acide azotique 21097 0 001

Radiur: 6, °1 x 10-12 gr. (émanation accumulée pendant 30 j.? Radon 0, 256 x 10-9 curies par litre d'eau à l'émergence. Puissances radio-actives 0, 614 mgr. de radium Hororadio-activité 4 608 millimicrocuries.

SOURCE DE L'ÉTABLISSEMENT THERMAL Analyse ionique par M. Lormand

Pisidu sec 0 gr. 869 Eléments électro-négatifs. Eléments électro-positifs CDLOTE NNESRENRE ER RS 0 07 BTONE MP RENE TER traces OLAS STEP ER 0 005 TOAET ESS NE TE RME traces SOUIUIME nantes ane 0 291 FIG PRE ENVIE 0 001 ON EE PEER 0 0007 | Acide sulfurique { SO3 - 0,02 ADM ONU A Er 0 0002 } SO1 - 0,025 MOMENT EPS 0 0065 AGIMSULIULELR NE ERS 0 COCHE ELU RIT ARTS 0 0245 Acid. phosphorique .... 0 ATDUNITIER ee 0 008 BONES ARE SATA NES traces PE re RER 0 0005 | Silice (si 02) ........... 0 O78 Manganest rune +. 0 0006 | Acid. carbonique ....…. 0 76 Radium 3, 82 x 10-72 gr. Acid. - Azotique .. x 0 002

| Aid, atbteRR ET EN C: ()

Radium 3, 82 x 10-17 gr. (émanation accumulée pendant 30 j.) Radon 0, 237 x 10-9 curies Par litre d'eau à l'émergence. Puissance radio-active 0, 190 Mgr. de raditun. Hororadio-activité 1, 422 millimicrocuries.

RaApio-AcrTiviré

En quoi consistent essentiellement les phénomènes de radioactivité, en considérant un cas particulier : le radium ? Le radium est un élément instable de la famille du calcium dont les atomes se désagregent graduellement et <pontanément en donnant un gaz qui a recu Je nom d'émanation (ou nilon parce qu'il luit dans l'obscurité). L'émanalion du radium se désagrège à son tour en produisant le radium A, le radium B, le radium C, le radium D, le radium E, le radium L (ou Poloniwm) el finalement un dernier élément qui n'est autre que le plomb. Au cours de ces désagrégations successives le radium a perdu de son énergie sous forme de chaleur, de lumière, d'électricité, de l'avons analogues aux rayons À. et en libérant un gaz particulier : l'hélium. Voilà un {ype de désagrégalion d’un corps radio-aclif. Dans les autres familles de radio-éléments, celles du thorium et de l'actinium, les choses se passent de semblable facon. Or les eaux soulerraines allaquent el lessivent les matériaux qu'elles rencontrent, elles entraînent ainsi, en dissolution ou en suspension, des nombreux éléments de la malière terrestre, I n'est pas élonnant que l'eau de Chaudesaigues contienne des radio-éléments si largement diffusés dans la nature. On trouve donc des radio-éléments dans toutes les eaux, l'eau de la ville de Cambridge est la première où on les signale.

Pour avoir une unité radioactive on a procédé de la facon suivante : soit un peu de radium enfermé dans un vase clos, 1} engendre constamment de l'émanation, celle-ci se déleuit au fur el à mesure, la destruction élant de moitié en 4 Jours, mais comme le radium présent en fournit sans cesse il arrive un moment, praliquement au bout d'un mois, où il s’en fait autant qu'il s’en détruit, on est à l'équilibre. Avec un gramme de radium on accumule ainsi une curie d'émanation, c'est notre étalon. Mais comme celle unilé est très grande

No

{c'est de la grandeur de la force qu'elle représente qu'il s'agit) on comple par millimicrocurie c'est-à-dire par milliardième

de curie.

On pourrait trouver dans les eaux minérales, en même lemps que l'émanalion du radium, Fémanation du Uhorium el de l’actinium, ces deux derniers corps existent dans le sol, mais étant donné la rapide destruction de leur émanation, on n'est pas parvenu à effectuer les mesures avec une rapidité suffisante, Les émanations radio-actives contenues dans les eaux minérales rayonnent constamment de l'énergie, les parlicules À qui s'en dégagent sont des atomes d'hélium chargés d'électricité positive qu'anime une vitesse d'environ 20.000 km. par seconde. L'expérience a établi que les émanations radioactives exercent une action puissante sur les êtres vivauts. Les projectiles d'hélium, si petits soient-ils, ne sauraient être, sans effet sur l'organisme. Le cheminement souterrain d'une fuite d'émanation peul se rencontrer avec celui d'une source (hermale dont l'origine est différente, celte eau contiendra alors de l'émanation sans contenir du radium qui l'engendre. et la radic-aclivité d'une eau n'est donc pas facteur uniquement de la quantité de radium qu'elle contient mais surtout de la quantité d'émanation qu'elle dissout, c'est pourquoi pratiquement on ne parle que de Fémanation, or lémanation est à masse égale énormément plus active que le radium lui-même et elle libère trois fois plus d'énergie que le radium d'où elle dérive.

Le radon, où émanalion du radium, très soluble communique une radio-activilé lemporaire à l'eau minérale ainsi qu'aux gaz spontanés qui se dégagent au griffon de la source. Celle radio-activité à praliquement disparu un mois après le prélèvement de l'eau conservée en vase clos, On voit à un des éléments qui donnent comme une « vialhté » aux eaux minérales et ont qu'elles doivent êlre employées de préférence à la station. Ce phénomène de la durée de la radio-activité à jeté un jour sur l'étude des eanx-minérales et en particulier sur leur « vitalité ».

La, radio-activité n’est pas en relation avec la formule chimique d'une eau. Il est remarquable que nombre de sour-ces lrès radio-aclives justement célébres pour leur efficacité comme celles de Badgastein {Fyrol) et de Plombières( Vosges) ont unc salure pauvre el banale qui ne saurail Lexpliquer leurs cllels thérapeutiques, depuis longlemps reconnus par les cliniciens en dehors de toute considération avant {rail à la composition chimique. La radio-activité serait dans ces sources un agent essentiel. Pour Chaudesaigues il semble bien qu'on se trouve dans le même cas el que la composition chimique ne suffise pas à expliquer les succès reconnus.

La radio-aclivité d'une source est indépendante de sa hermalité, Ainsi la source la plus radio-active de France est la source de la Savoureuse qui arrose Belfort. À 1.200 mètres d'altitude, sa radio-activilé est de 106 millimicrocuries et s» température de 6°.

Parmi les divers éléments de la cure thermale nous n'avons pas parlé de l'état particulier de l'air atmosphérique de la station. Cet air contient une grande proportion d'émanalions radio-actives, el par suile, d'inons ou centres 1onisés. Les malades respirent donc beaucoup de matières radio-actives el beaucoup d'ions. Ici le débit en gaz spontanés des sources de la station prend une réelle importance et lhororadioactivité de gaz thermaux apparait avec tout son intérêt. A Chaudesaigues le débit de la source est gros el entrelient l'atmosphère chargée d'émanalions. D'ailleurs là source du Par n'est pas la seule à fournir des émanalions, les nombreuses autres sources en fournissent ausi ; le malade absorbera des quantités notables de radio-éléments.

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