EFFETS DE LA CURE
Parmi les effets de la cure, nous devons parler en prenier lieu de la « Crise thermale » ou « Fièvre 1hermale ». Ces deux expressions sont réservées à un groupe de phénomènes survenant pendant la cure hydrominérale et peuvent êlre employées Imdifféremment lune à la place de l'autre. On peut désigner par ce nom un syndrome, qui apparait le plus habiluellement du 7e au 10e jour de la cure, qui à été observé dans presque loutes les stations thermales et qui est identique dans des cures différentes. Ilest constitué en général par un élal de malaise, souvent modéré, parfois un peu plus accenlué accompagné de quelques symplômes généraux légers céphalée, courbature, légère agitation, insomnie, léger mouvement fébrile, légère accélération du pouls, de quelques troubles fonctionnels : inappélence, langue saburrale, constipa- Uon. Cel élat est ordinairement modéré el passager, Il ne dure qu'un où deux Jours, surtout si l'on à la précaution d'atténuer immédiatement le traitement thermal interne et externe et de conseiller un peu de repos ; il est rare que cet état nécessile le repos au Hit pendant un jour. A Chaudesaigues c'est la courbature qui est le sYmptôme dominant, les malades ac-
cusent de la fatigue et passent aisément la nalinée au lit. JI esU à remarquer que ce mouvement féhrile qui survient dans la crise thermale n'a rien de coninun avec les poussées de fièvre qui peuvent acCOBpagner le réveil de manifestations aigiies où Subaigües antérieures. En particulier dans le rhu- Malisme chronique, où on ne voil pour ainsi dire pas de poussée Subaigüe, on constate l'existence de cette poussée fébrile purement thermale.
Au cours de la cure à Chaudesaigues, on constate sou- “ent une recrudescence de la douleur dans les rhumatismes chroniques aussi bien que dans la sciatique. Faut-il englober celle recrudescence dans le sÿndrome de la «crise thermale » ? Nous ne le croyons pas, Cette recrudescence de la douleur est la conséquence des propriétés mulliples et complexes du médicament ea minérale : ces phénomènes d'exallation se retrouvent dans toutes stations thermales, mais ils ont des lormes différentes suivant la spécialisation, des stations, et les indications différentes des eaux: tels sont les accès de goutte, les crises de coliques hépatique et néphélique, les accès migraineux, À Chaudesaigues on ne constate que des recrudescences douloureuses, Ces phénomènes phvsto-pathologiques se rapprochent de la crise {hermale en ce sens que, maloré toutes les précaulions et avec tous les l'aitements modérés, ils peuvent survenir inévitablement, d'autre part ils se rapprochent des accidents de la cure en ce sens qu'ils peuvent êlre évilés par un trailement particulièrement prudent et adapté à l'élal général et local du sujet. Is Gecupent donc une place mlermédiaire entre la crise thermale et les accidents de la cure. Celle poussée douloureuse peut être importante el nécessiter l'emploi d'analgésiques médicamenteux tels que l'aspirine, les barbutiriques. À ce point de vue nous devons signaler les faits intéressants mis en lumière par le docteur Kénechowsky qui, à Aix-les-Bains, traite les algies fortes ou rebelles par l'eau thermalé ionisée ; à Chaudesaigues on n'a pas lenté celle expérience. peut-être + at-il là le germe d'une nouvelle méthode. Donc ce réveil des manifestations aigües ou subaigües au cours des maladies chroniques trai-