RÉSULTATS
Pendant notre séjour à Chaudesaigues, 1} nous à été possible de suivre de nombreux malades en cours de traitement et de constater les heureux effets de la cure. Nous pourrions maintenant élaler de nombreuses observations que nous avons prises sous la direction du D' Besson, ainsi qu'il est de coutuine après un exposé du genre du nôtre ; ces observations nous conduiraient aux conclusions que nous allons exposer. Nous aurions préléré élablir une statistique des malades qui Îréquentent Chaudesaigues, au nombre de 500 tous les ans (année 1935). Malheureusement cette statistique n'est pas possible, les malades ne peuvent constater l'effet de la cure qu'au bout de deux ou trois mois, ou pendant l'hiver qui suit la cure; certains reviennent Fannée suivante, d'autres ne reviennent pas. Cependant pour que Chaudesaigies ail conservé son renom il à fallu que d'une part les malades accusent un soulagement et que d'autre part les médecins qui envoient ce: malades aient confiance en sa valeur thérapeutique, ear on ne vient pas à Chaudesaigues par snobisme ni pour passer
ses vacances dans une ville d’eau.
On peut conclure que
1° Les malades accusent une amélioration de leur étal des la fin de la cure. Cette amélioration se poursuit pendant les
mois qui suivent la cure.
<° Les malades guérissent d'autant mieux que leur affection évolue depuis moins longtemps.
3° La cure provoque une sédalion de la douleur, et la fait méme disparaître. Elle donne de la souplesse aux articulalions, rend aux membres leurs mouvement: Elle améliore l'état général.
4° Dans le cas de lésion rhumatismale avancée, la cure ameène une régression et la fixe dans cet état, améliorée.
3° Le malade à intérêt à recommencer la cure pendant plusieurs années de suite, sans interruption, pour obtenir les résullats mentionnés, surtout pour stabiliser l'amélioration qu'il a obtenue.
6° Au cours de sa vie, le malade devra revenir tous les 4 ans environ pour se prémunir contre une rechute possible de l'afleclion qui à motivé son premier séjour. Ainsi il restera en élal de défense.
1° On conslale que certaines affections cèdent au traitement bydro-minéral alors qu'elles résistaient au traitement habituel.
Avant de terminer notre travail nous voudrions faire quelques remarques.
La scialique des jeunes. — Celle scialique est le plus souvent unilatérale, elle s'accompagne de phénomènes douloureux très intenses. Il importe de bien faire Je diagnostic en ulilisant tous les moyens que la médecine moderne met à notre disposition et de rechercher soigneusement une à une loutes les causes qui n'en font qu'une sclalique sYmptômalique. La sciatique dite essentielle cède très bien au traitement hydro-minéral de Chaudesaigues, alors qu'elle est rebelle au Lailement pharmacodynamique ou physiothérapique. Elle alleimt les sujets de 20 à 30 ans.
La leucorrée. — Les salpmgo-ovarites mal éleintes, s'accompagnant de phénomènes douloureux intenses sont justi-
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clables des eaux thermales de Chaudesaigue:, faiblement minéralisées, essentiellement sédatives, et décongestionnantes à l'encontre des eaux chlorurtes sodiques très actives pour la résorplion des exsudats consécutifs aux anc'cnnes salpingites.
On traite ces malades par des irrigations vaginales praliquées à l'aide d'un jet régulier, sans pression, avec une température conslante de 46°-42°, Cette eau arrive au contact des organes génitaux avec los ses principes aclils et curatifs : la malade est étendue dans une baignoire pleine d'eau.
Celle indicalion des eaux de Chaudesaigues n'est pas courante. M. le D° Besson nous a déclaré en avoir toujours oblenu de bons résullats et nous l'avons nous-mêmes cons{até, Celle indication est à l'étude à l'heure actuelle.
Chaudesaigues est donc un traitement de fond du rhumaiisme. Toutefois il « faudra s'inspirer des nuances Juxlarhumatismales pour choisir les eaux minérales » (Prof. Crevx) Si on découvre dans l’'étiologie une cause infectieuse on enverra le malade consolider son amélioration aux eaux sulfurées calciques d'Aix (Alpes), aux eaux sulfurées sodiques de Barèges, Luchon, Bagnères-de-Luchon. S'il s'agit d'un enlant amaigri on Fenverra à la Bourboule : un adulte à tonifier ira aux eaux chlorurées sodiques faibles et chaudes (1 0/00 — 10°-60°) de Bourbonne-les-Bains, Bourbon-Laney, Bourbon- L'Archambault. S' s'agit d'un névropathe on lui conseillera les pratiques hydrialiques externes de Néris. Les goulteux ont à Capvern, Contrexeville, Vals, Villel, Martignv. Vichy.