GRECE
cipalement occupés de ce que les Grecs avaient négligé; je veux parler des chemins pavés, des aqueducs, et de ces égouts par lesquels toutes les immondices de la ville sont entraînées dans le Tibre \ » Les aqueducs des Grecs étaient donc moins importants que ceux des Romains \
Dans ce livre, les recherches archéologiques n'ont qu'une importance secondaire; je négligerai donc les aqueducs de la Grèce et ceux que les Romains ont construits dans ce pays après la conquèle. 11 en sera de même du magnifique aqueduc de la Carthage romaine, restauré dans ces dernières années, et des beaux travaux du même genre exécutés dans la Gaule et dans l'Espagne. Je me bornerai à décrire l'aqueduc de Sens, qui conduisait dans cette ville l'eau de quelques-unes des sources acquises par la ville de Paris.
' Straeon, livre V, cap. m, § 8, traduction de M. La Porte duTheil.
2 On voit, dans l'île de Saraos, les ruines d'un aqueduc construit pnr Eupalinos de Mcgare, cprilérodote considère comme une des trois merveilles de la ville de Samos. Cet aqueduc a 7 stades (1 295 mètres) de l 'nguo'ar, et 8 jiicds grecs (2"", 404) de hauteur et de largeur. Il passe sous une montaj^nc de loi) brasses (277°\.")U) de hauteur, qui portait racropole.. Une cunettc d'une demi-coudée (0°",25) de profondeur et de trois pieds (0"',024) de largeur, élait creusée dans le radier et recevait l'eau d'une belle source, que l'aqueduc conduisait dans la ville. (Hérodote III, chap. lx. Stade, 18.5 mètres; pied grec, 0"',508 ; brasse, 1°,85; coudée, 0'",462.)
Il y a, dans l'île de Cos, une sorte de puisard profond, creusé dans le flanc d'une montagne, au fond duquel jaillit une source qu'on nomme fontaine cl' Hippocrate et, en turc, Bourinna. L'eau est conduite à l'extérieur par une courte galerie à deux étages, comme celle de Samos.
La ruine grecque la plus intéressante est, sans contredit, celle de l'aqueduc de l'atara, en Lycie. On y voit un siphon en pierres de taille, supporté par une maçonnerie cyclopéenne remontant à la plus haute antiquité. C'est certainement un des plus anciens aqueducs connus. (Voir Te-xieis, Voyage en Asie mineure: pour la fontaine de Cos, t. Il, p. 512, pi, 153; pour l'aqueduc de Palara, t. III, p. 192, 195, pi. 179. Didot, éditeur. 18 19.)