ANGINE
L’angine est l’inflammation de la membrane muqueuse qui revêt les voies aériennes, depuis la trachée artère jusqu’à l’arrière-gorge.
Selon le siége qu’elle occupe, elle est dite pharyngée, laryngée ou trachéale,
Comme on le doit penser, il ne peut s’agir iei que de l’angine chronique, quelle que soit d’ailleurs la partie des voies aériennes qui cst atteinte.
- L’angine chronique peut revêtir trois formes : 4° elle peut n'être qu'un simple catarrhe dont la thérapeutique se confond avec celle des catarrhes bronchiques (voir ce mot) ; 2° elle peut être sous la dépendance de la diathèse tuberculeuse, et
son traitement alors est celui de la phthisie laryngée, dont nous parlerons plus loin; 3° enfin elle se présente sous la forme que les auteurs ont appelée angine glanduleuse.
Nous ne nous occuperons ici que de cette dernière.
Caractérisée par une toux gutturale, par un chatouillement du larynx, par des crachats globuleux, colloides et perlés, et par des modifications particulières dans le timbre, la tonation et la puissance de la voix, l’angine glanduleuse peut, selon l'observation de M. Chomel, se rapporter, dans beaucoup de cas, à la diathèse herpétique.
Ainsi s’explique l’action bienfaisante que les eaux sulfurées exercent sur cette forme d’angine.
M. Noel Gueneau de Mussv, qui a fait de l’angine glanduleuse une étude particulière, reconnaît les avantages que procure la médication sulfureuse, et i! les explique par une double action exercée par ces eaux : action stimulante, locale et générale, et action spéciale sc faisant sentir sur ja diathèse herpétique.
L'emploi topique des eaux sulfureuses doit donc jouir d’une certaine importance, et la réputation faïte aux eaux de Cauteets (source de la Raillère), tient peut-être à l’usage que l’on fait du demi-bain.
Quoi qu'il en soit, l’eau sulfurée, dans les cas d’angine, doit être employée sous forme de gargarisme, ou même, comme le conseille M. Fontan, en injections dans les narines, quand l’angine paraît s'étendre dans la partie postéricure des fosses nasales, et également en douches sur le pharynx et le larynx.
Dans le cas qui nous occupe, on donnera la préférence aux caux sulfurées suivantes : Saint-Honoré, Cauterets, Eaux-Bonnes, Ax, Vernet, Amélie-les-Bains, Luchon, Molitg, Enghien, Pierrefonds, Mont-Dore et Royat.
La pulvérisation de l’eau sulfureuse, telle que M. Sales-Girons l'a établie à Pierrefonds, est ici d’un grand secours, et seconde merveilleusement l’action topique du médicament.
ANKYLOSE. (Voir Maladies chirurgicales.)
ARTRITE RHUMATISMALE, (Voir Rhumatisme.)