CALCUL BILIAIRE
D'après les observations cadavériques, la présence de calculs dans la vésicule biliaire est chose très-commune, et cependant elle ne se décèle, pendant la vie, d’une manière certaine, que par deux signes qui manquent fréquemment: 4° la crépitation du calcul dans la vésicule du foie est une circonstance tellement rare, que d’aucuns doutent même de la possibilité de cette sensation ; 2° l'apparition de concrétions dans les matières fécales, qui serait à coup sûr le témoignage le moins irrécusable de ces productions, exige, pour être constatée, des recherches qu'il n’est pas toujours facile de faire, sans parler des obstacles qui bien souvent retiennent ces calculs dans les intestins,
Mais, en dehors de ces signes pathognomoniques qui la plu= part du temps nous font défaut, les calculs biliaires déterminent dans le côté droit de l’épigastre des douleurs intenses, connues sous le nom de coliques hépatiques. Malheureusement si des coliques hépatiques se lient presque toujours à l’existence de calculs biiaires, elles n’en sont pas fatalement l'expression irréfragable, car elles peuvent n’avoir qu’un caractère purement névropathique.
Malgré des travaux nombreux et importants sur cette matière, il est fort difficile, pour ne pas dire impossible, en des hors des deux signes pathognomoniques dont nous avons parlé plus haut, d'établir un diagnostic différentiel certain entre la colique hépatique nerveuse et la colique hépathique due à la présence de calculs dans la vésicule du foie.
Mais, au point de vue qui nous occupe, le dommage est moins grand qu'on ne pense, car la médication thermale est contreindiquée par l’existence actuelle des coliques hépatiques, et né
peut être utilement appliquée APE une époque éloignée de toute crise.
D'autre #4 comme les calculs biliaires déterminent, dans la très-grande majorité des cas, des coliques hépathiques, il est raisonnable de supposer l’existence de ces calculs et de recourir à la médication thermale, la seule qui compte des succès dans la thérapeutique de ces concrétions, d'autant mieux qu'elle ne pourrait jamais aggraver les coliques hépathiques purement nerveuses, puisque leur existence actuelle est’ une formelle contre-indication. |
Sans prétendre, ce qui serait uné ineptie, que les eaux minérales ont la propriété de dissoudre les calculs déjà formés, le traitement thermal ne peut se proposer que les deux indications suivantes :
49 Excitation fonctionnelle du foie ;
2° Formation d’une bile chimiquement normale.
Les eaux alcalines répandent merveilleusement à ce double but. Vichy, en France, semble avoir le monopole de cette spécialité, que nous accorderons également bien à Vas.
Cependant si, dans la majorité des cas, il est nécessaire de recourir d'emblée à des sources aussi fortement minéralisées que le sont Vals et Vichy, il est des circonstances où trop d'énergie * s'oppose au traitement, soit à cause de la constitution du malade, soit à cause des coliques hépatiques qu'une semblable secousse réveille plus incessantes et plus douloureuses. Dans ces cas, des eaux plus douces conviennent mieux, et parmi elles nous citerons Pougues, Contrexeville, Saint-Alban, ete.
CARDIALGIE. (Voir Gastralgie.) CATARRHE BRONCHIQUE. (Voir Bronchite chronique.) CATARRHE PULMONAIRE. (Voir Bronchite chronique.)