CACHEXIE PALUDÉENNE
Les caux minérales ne sauraient pas plus remplacer le sulfate de quinine dans les fièvres intermittentes qu’elles ne peuvent suppléer le mercure dans la syphilis ; seulement elles mettent l’organisme dans des conditions meilleures, soit pour mieux éprouver l’action du médicament, soit pour effacer les désordres que l'affection a laissés après elle.
C’est dans ce dernier but que la médication thermale est toutepuissante contre la caehexie paludéenne.
Aussi il ne faut point demander aux caux minérales une spécialité qu’elles n’ont pas, car ici leur action première et la plus puissante réside dans les conditions hygiéniques qui se rencon-
trent dans toutes les stations thermales.
Puis viennent les indications particulières, que l’on remplira soit avec les eaux alcalines s’il y a engorgement de Ja rate ou du foie, soit avec les eaux salines s’il n’existe que des engorgements abdominaux, soit avec les eaux ferrugineuses si l’anémie a profondément altéré la constitution du malade. -