CHLOROSE
.. Nous avons dit à l’article Anémie, que cette dernière affection avait les plus grandes analogies avec la chlorose. Toutes deux, en effet, sont constituées par une diminution dans la quantité des globules sanguins, et caractérisées par la pâleur excessive, la teinte jaunâtre ou verdâtre de la peau, la flaccidité des chairs, la blancheur de la conjonctive, l’anorexie, la dyspepsie, des nausées, la petitesse et la fréquence du pouls, des palpitations, la gêne de la respiration, des lassitudes spontanées, la tristesse, etc., etc,
Quand la pauvreté 48 sang succède à quelque maladie grave, ou est amenée par la violation des lois de l'hygiène, elle prend le nom d’anémie; quand-elle atteint les jeunes filles mal réglées
l'époque de la puberté, elle est appelée chlorose ou pâles couleurs; enfin, quand aux causes débilitantes de, l’anémie s’ajoutent les phénomènes morbides du côté de l’utérus qui caractérisent la chlorose, la maladie est dite chloro-anémie.
Mais quelle que soit l’origine de la diminution des globules sanguins, la thérapeutique est la même, et l'indication commune est la reconstitution du sang, c’est-à-dire l'augmentation du principe ferreux qui constitue fé globules.
La médication ferrugineuse serait donc conseillée par la théorie si elle n’était depuis longtemps proclamée par l’expérience ; par conséquent les eaux dont la caractéristique est le fer semblent ‘devoir être recommandées à l’exclusion de toute autre.
Il n’en est rien cependant, car la thérapeutique de l’anémie et-de la chlorose est plus complexe qu’on ne pourrait croire. S1 cette thérapeutique, en effet, se réduisait en une médication dont le fer serait la base, on.nce verrait pas d’un côté échouer dans les villes nos meilleures préparations martiales ainsi que les eaux ferrugineuses les plus vantées ; et d’autre part on ne signalerait pas des guérisons dans des stations thermales où le fer manque complétement, ou ne remplit qu'un rôle trèssecondaire. |
Évidemment, tout en faisant une large part à l'élément ferrugineux, il faut reconnaître que toutes les conditions de succès ne se trouvent pas dans cet élément, et qu'il en faut chercher une partie dans les circonstances hygiéniques qui se rencontrent aux stations thermales.
Il en doit être nécessairement ainsi, car sous l’empire d’une hygiène meilleure, d’un exercice salutaire et d’un air pur, la nutrition est activée et l'assimilation plus facile.
Cet état des fonctions digestives suffit bien souvent à reconstituer la crase du sang, et explique ces rapides guérisons que lon obtient, dans bien des cas, en envoyant simplement les malades à la campagne.
Cependant ce résultat sera plus promptement et plus sûrement obtenu si, à l'influence exercée par les circonstances de de l'hygiène, on ajoute une médication tonique et surtout ferrugineuse. |
Sous le premier point de vue, les eaux sulfurées et les eaux biearbonatées ou alcalines, qui presque toutes contiennent des traces de fer, rendront d’incontestablés services. Parmi les eaux sulfurées on donnera la préférence aux sources douces et ferro-magnésiennes, telles que eclles d’Ax, du Luchon, de Vernet, des Eaux-Chaudes, de Cauterets, de Molitg, de la
Preste, de Vença et de Saint-Sauveur, pour les Pyrénées ; de Gréoulxr, et de Digne, pour les Alpes. Des caux bicarbonatées, les sodiques conviennent mieux à l’anémie; telles sont : celles de Vichy; les bicarbonatées calciques, comme celles de Pougues, conviennent mieux à la chlorose.
Pour répondre aux indications de la médication sidiusités ment ferrugineuse, nous éprouvons un certain embarras, çar les sources dont le fer cest la caractéristique sont très-nombreuses et n’emportent pas avec elles des distinctions bien tranchées dans leurs applications thérapeutiques ; nous ne pouvons donc que rappeler Iles noms des sources suivantes : Neyrac (Ardèche), Sylvanès (Aveyron), Saint-Pardoux (Allier), la Malou (Hérault), Charbonnières (Rhône), Andabre (Aveyron), Rennes (Aude), Campagne (Aude), Barbotan (Gers), Bussang (Vosges), Sulzbach (Haut-Rhin), Forges (Seine-Inférieure), Orezza (Corse), Frais- Vallon (Algérie), et les sources ferromanganésiennes de Lureuil et de Cransac.
CHORÉE. (Voir Névroses.) COLIQUE HÉPATIQUE, (Voir Calcul biliaire.) COLIQUE NÉPHRÉTIQUE. (Voir Gravelle.)