IMPUISSANCE
Nous qui avons consacré un grand nombre d'années à ctudier l'impuissance, et qui avons fait un traité sur la matière, nous éprouvons un grand embarras pour la manière dont nous devons aborder ce sujet au point de vue hydrologique. Cet état morbide, en effet, tient à des causes si variables, se traduit par des manifestations si diverses, dans la large acception du moins que nous nous sommes cfforcé d’attacher à ce mot, qu’il y aurait folie à instituer un traitement unique, et à sététiier sa thérapeutique dansle cercle étroit d’une seule médicalion.
L’impuissance, en effet, est l'impossibilité d'accomplir cette partié de la fonction de la reproduction qui consiste dans le
rapprochement des sexes,
-Gette impossibihté n’est pas LOMIORTS l'apanage de hotte et, la femme, dans plus de cas qu’on ne pense, peut partager ce triste privilége.
Nous ne pouvons entrer ici dans tous les détails que ce sujet comporte, car l'impuissance, en dehors des vices de conformation, est rarement une maladie essentielle, c’est-à-dire indépendante de tout autre état morbide ; dans l’immense majorité des cas, elle est liée à des désordres plus ou moins éloignés de l’appareil qui en est le siége, et cette liaison s'explique par les relations intimes que la fonction génitale entretient avec toutes les fonctions importantes de l’économie ; ainsi, les troubles de l’âme, les altérations des fonctions digestives, les dés-
ordres de linnervation, sans parler de maladies plus spéciales, telles que le diabète, par exemple, entraînent une impuissancec dont le traitement varie avec les circonstances qui lui donnent naissance ; et encore, sans sortir de létude de Fhomme, nous ne parlons pas de l’impuissance qui succède aux excès vénériens, à la continence trop prolongée, aux études abstraites longtemps soutenues, etc. Comme on le voit, il est assez difficile, dans les limites restreintes de eet ouvrage, de remplir le tableau que ce cadre exige; nous ne ferions pas même une ébauche, et nous croyons plus sage de renvoyer ceux que ce sujet intéressent aux ouvrages, assez peu AUTPOÈRE d’ailleurs, qui traitent de cette matière.
INCONTINENCE NOCTURNE D'URINES. (Voir Atonie de la vessie.)
LARYNGITE, (Voir Angine.)
LEUCORRHÉE.
Le leucorrhée désigne un écoulement muqueux qui se fait par les parties génitales de la femme. Cet écoulement, que l’on connaît aussi sous les noms de pertes blanches, de flueurs blanches, est souvent un symptôme de linflammation chronique de la muqueuse utérine ; mais il est non moins souvent le résultat d’un tempérament lymphatique, d’une constitution délabrée. Dans nos grandes villes, au milieu de la violation des lois les plus élémentaires de l’hygiène, les pertes blanches sont excessivement communes, non-seulement chez les femmes, mais encore chez les jeunes filles, et il serait déraisonnable de voir partout des catarrhes utérins.
Hfaut donc admettre deux formes bien distinctes de leucorrhée : Ja lencorrhée idiopathique, liée au tempérament lymphatique et à l’'inobservation des règles de l'hygiène ; et la leucorrhée symptomatique, manifestation du catarrhe utérin.
Ayant déjà consacré un chapitre à linflammation chronique de la muqueuse utérine, nous ne nous arréterons pas ici à un
le DE LA FRANCE 329
des phénomènes qui la caractérisent, et nous renverrons le lecteur à l’article relatif au catarrhe utérin.
La filiation que nous avons reconnue aux pertes blanches qui seules nous doivent occuper ici, indique l’absolue nécessité de la médication thermale, non-seulement au point de vue des principes minéralisateurs capables de relever médicalement une constitution affaiblie ou un tempérament lymphatique, mais encore sous le rapport des conditions hygiéniques dont l'influence doit être 1c1 considérable.
Ces conditions hygiéniques qui se résument surtout dans le changement de l'air, du régime et des habitudes, seront heureusement complétées par un climat chaud, dans des contrées exemptes d'humidité.
Quant à leurs propriétés médicales, les sources qui devront être opposées aux leucorrhées idiopathiques, devront être toniques et fortifiantes. Les eaux sulfureuses, chlorurées sodiques et ferrugineuses remplissent ce double but, employées soit d’une manière générale, en boisson et en bains, soit d’une manière locale, injections et douches.
La présence de l’iode*est une condition essentiellement favorable à la médication dont il s’agit, car on sait sa puissance dans la serofule, qui peut être considérée comme le terme extrême du tempérament lymphatique.
Nous rangeons donc parmi les sources nombreuses auxquelles peuvent s'adresser les leucorrhées idiopatiques, les stations de Bagnoles, Saint-Sauveur, Eaux -Chaudes, Suint- Nectaire, Avène, Pougues, Plombières, Capvern, Sylvanès et Rennes.