GRAVELLE
La gravelle est une affection des reims dont la nature nous éstinconnue et qui se traduit surtout par le dépôt, dans l’ urine, d’une matière de couleur, de volume et de composition HA mique variables.
Sous ce dernier rapport, le seul qui nous intéresse ici, les petit cristaux dont la réunion constitue le dépôt graveleux , peuvent être formés soit par l’acide urique, soit par l’oxalate de chaux, soit par le phosphate de Ia même base.
RE aile d'acide urique ou plus simplement la gravelle urique es£ de beaucoup la plus commune.
La gravelle oxalique ou gravelle blanche est assez rare.
Enfin la gravelle phosphatique est toujours liée au catarrhe vésical dont elle semble n’être qu'un épiphénomène, et trouvé naturellement sa place dans l’article consacré à cette affcez. tion. (Voir Catarrhe vésical.)
Nous n’avons donc à nous occuper ici que de la gravelle urique et de la gravelle oxalique, et cette dernière encore y tiendra peu de place, autant à cause de sa rareté que parce qu’elle comporte exactement les considérations que nous présenterons sur la-gravclle urique.
La formation dans les reins de la matière graveleuse, son passage à travers les uretères, son séjour dans la vessie et son expulsion par le canal de l’urètre ne s’accompagnent ordipairement d'aucune douleur, d'aucun mouvement fébrile.
Dans d’autres circonstances, au contraire, les pérégrinations des petits graviers sont l’occasion de douleurs atroces dont le siége est dans l'appareil rénal et qui tiennent à un état soit phlegmasique, soit névralgique de ces parties.
Ces douleurs sont connues sous le nom de coliques néphrétiques.
Qu’elles reconnaissent pour cause une phlegmasie ou une névralgie, les coliques néphrétiques, en tant que phénomène existant, contre-indiquent la médication thermale, mais la réclament impérieusement au contraire si ces accidents douloureux sont éloignés.
Cette médication doit évidemment se proposer deux résultats : 10 dissoudre la matière graveleuse au fur et à mesure qu'elle se forme ; 29 agir assez puissamment sur l’organisme en général et sur les reins en particulier, pour arrêter cette sécrétion anormale des principes constitutifs de la gravelle.
Les eaux alcalines remplissent admirablement cette double indication ; par l’action des sels alcalins, en effet, l'acide urique se change en urate qui, plus soluble que l'acide, se dissout dans les urines qui l’entrainent facilement avec elles. Puis l'excilation que les eaux alcalines impriment aux reins, finissent à la longue par modifier leur mode de sécrétion. ,
Cette excitation ne saurait être mise en doute quand on a observé des graveleux aux stations minérales alcalines. Elle sc produit tantôt dès Je début du traitement et tantôt quelques jours après la saison, et toujours elle est dénoncée par une augmentation notable du dépôt qui se forme au fond du vase.
Toutes les eaux alcalines conviennent à peu près indistinete-
ment dans le traitement de la gravelle; cependant si dans quelques circonstances des sources comme celles de Vicky et de Vals sont trop fortément minéralisées, d’autres, telles que Saint-Alban, par exemple, ne le sont pas d’une: manière suffisante; et les unes et les autres, rapprochées de Pougues, de Vic, etc., rendent des services, quand elles sont appropriées aux conditions individuelles de chaque malade. ;
À côté de ces sources exclusivement alcalines, viennent se placer les eaux sulfureuses dégénérées: la Preste, Molitg, Olette, ete., qui, par suite des altérations subies, prennent rang parmi les eaux bicarbonatées. Pourtant leur émploi semble de préférence indiquer les cas où la gravelle sé complique, soit de coliques néphrétiques, soit de symptômes de dysurie.
Enfin Contrexeville, dont la minéralisation n’est pas assez énergique pour agir puissamment sur l’économie et qui jouit pourtant d’une certaine réputation pour le traitement de la maladie qui nous occupe, nous semble mieux convenir dans la gravelle liée à un état catarrhal de la vessie et, sous ce rapport, disputer à Pougues lPhonneur du premier rang.
HÉMIPLÉGIE. (Voir Paralysie hémiplégique.)
HÉMOPHTHISIE. (Voir Phthisie.)
HERPÉTISME.
Nous insérons ici ce mot pour proclamer que nous admettons pour les maladies de la peau une diathèse dont l’école anatomique moderne a fait trop bon marché depuis Lorry.
Sans cette diathèse il serait presque impossible de comprendre l’action spéciale, nous allions presque dire spécifique de certaines eaux minérales sur les manifestations dermatologiques les plus diverses et souvent même les plus opposées.
Sans doute des circonstances accidentelles déterminent une forme plutôt qu'une autre, et des éléments morbides, étrangers à la diathèse herpétique, impriment à la dérmatose une physio-
nomie particulière ; mais ce ne sont là, pour ainsi dire, que des
circonstances de détail qui confirment, au lieu de la détruire, la diathèse dont nous prenons ici la défense.
La médication thermale des maladies de la peau est incontêstablement la plus riche, en France du moins, en ressources de tout genre. Pour en donner une idée, nous citerons ici les sources seulement dont la réputation sous ee rapport est la mieux établie; ce sont : Saint-Honoré, Luchon, Saint-Sauveur, Vernet, Foncaude, Baréges, Amélie, la Preste, Molitg, Castera- Verduzan, Allevard, Gréoulx, Digne, Bagnols, Guillon, Engluen, Pihefands, Montmirail, Avène, Evaux, Néris, Niederbronn, Chäteauneuf, Chaudesaiques, Aix, Plombières, Bagnères-de- Bigorre, Encausse, Saint-Amand, Charbonnière, et Hamiman- Meskhoutin, en Afrique. ”
Cependant la forme anatomique n ’est pas indifférente pour le choix à faire au milieu de toute cette richesse, et, comme nous consacrons un chapitre à à chacune de ces ee nous indiquerons, au fur et à mesure que nous examinerons em dermatose, les sources le plus heureusement appropriées à son traitement, |
HYPOCONDRIE. {Voir Névroses.)
HYSTÉRALGIE, (Voir Aménorrhée. et Névroses.)
HYSTÉRIE. (Voir Névroses.)
IMPETIGO.
Maladie de la peau caractérisée par de petites pustules agelomérées ou diserètes, dont lhumeur ne tarde pas à se dessécher en croutes épaisses, rugueuses et jaunâtres,.
C’est, avec l’eczema, la forme que l’on rencontre le plus fréquemment aux eaux minérales ét celle aussi qui en retire le plus heureux bénéfice:
Cependant on trouve .des impetigo qui semblent réfractaires à la médication sulfureuse, où qui, blanchis, comme on dit, ne tardent pas à reparaître. Dans ces cas assez communs, la maladie cutanée est sous la dépendance du tempérament lymphatique où mieux encore d’une constitution scrofuleuse, et alors les
eaux sulfurées doivent céder la place aux bains de mer ou aux eaux chlorurées sodiques.
Cette remarque, due au professeur Shœnléir: de Berlin, nous paraît de la plus haute importance.
Quand la médication sulfureuse devra être insérés on donnera la préférence aux sources les plus fortes, telles que Ax, Luchon, Olette et Baréges; et quand il té débuter par les eaux salines on choisira Uriage, Salins, Bourbonne, et mieux les bains de mer, auxquels il sera bon de faire succéder la médication sulfureuse.