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PARALYSIE CONSÉCUTIVE

Les états morbides qui, sans lésion anatomique du système nerveux, peuvent entraîner l'abolition du mouvement sont : 1° l’épuisement du système nerveux; 2° les excès vénériens avec ou sans pertes séminales; 3° les fièvres graves; 4° enfin l’accouchement.

Disons un mot sur chacune de ces variétés de la paralysie consécutive. u

1° Paralysie suite d’épuisement. — Cette paralysie, fort anciennement connue, succède aux fatigues, aux veilles et aux travaux de tout genre ; elle est souvent liée à certaines cachexies, comme le scorbut, dont les victimes remplissaient les hôpitaux de la Crimée et de Constantinople. Strabon donnait à cette forme de paralysie le nom de scélotyrbe, que Pline et Galien décrivent : « une cspèce de paralysie dans laquelle le malade, ne pouvant marcher droit, est obligé, en marchant, de tourner le corps ou de gauche à droite ou de droite à gauche; souvent même il ne saurait lever le pied, mais il le traîne comme lorsqu’on a à monter quelque pente raide. »

D’après le témoignage de M. le Bret, qui, à Balaruc, a fait une étude spéciale de cette paralysie, les eaux ch phear sodiques fortes sont les plus convenables, moins à l’intérieur que comme usage externe, en immersion plutôt qu'en bains, et en provoquant une énergique réaction au moyen des procédés hydrothérapiques.

2° Paralysie suite d’excès vénériens. — I] n’est pas sans quelque utilité pratique de s'assurer si cette paralysie s'accompagne ou non de pertes séminales. Dans les cas où la paralysie est

simple, sans complication du côté des vésicules séminales, les eaux faiblement minéralisées, Plombières, Néris, Luxeuil, Bourbon-Lancy sont les plus convenables, car la médication thermale repose plutôt ici sur les conditions hygiéniques que présentent les stations minérales que sur la vertu thérapeutique des eaux proprement dite.

Quand des pertes séminales accompagnent la paralysie, il faut, avant toutes choses, tarir ces pertes qui entretiennent et aggravent l'épuisement du système nerveux, et pour arriver à ce résultat, la médication thermale, il faut bien le dire, offre peu de ressources.

La thérapeutique ordinaire et l’hydrothérapie devront avoir la préférence.

3° Paralysie suite de fièvres graves. — Il est ici d’une haute importance pratique d’être bien fixé sur l’âge de la paralysie, si Von peut ainsi dire. Quand l'affection qui a donné naissance à la paralysie est récente et ne remonte pas à une époque très-reculée, l'organisme est-encore Sous l'empire de la violente sceousse qu'il vient d’éprouver, et il y aurait peut-être péril à lui imposer une médication dont l'énergie serait au-dessus de ses forces. Dans ce cas, il est bon dé recourir aux eaux faiblement minéralisées, mais qui agiront surtout par leur haute température; de ce nombre sont Plombières, Néris, Bourbon-Lancy, et surtout le Mont-Dore, où ces paralysies sont traitées par la source du Grand-Buin, dont la thermalité est de 30 à 40°.

Quand laffection mère date d’une époque déjà ancienne et quand l’organisme a réparé les forces que le mal avait fait perdre, il faut recourir à une médication plus énergique et réveiller dans les muscles la contractilité endormie. Dans ces cas, les eaux sulfurées et surtout les eaux chlorurées sodiques fortes devront avoir la préférence, et parmi elles Balarut, Bourbonne, Bourbon-l’Archambault, Lamotte et Uriage.

4° Paralysie suite de couches. — C’est surtout dans les auteurs allemands que l’on trouve quelques détails sur cette variété de paralysies. Presque tous s'accordent sur l'utilité des eaux

bicarbonatées sodiques dont Tœplitz leur sert de type. Seule-

ment Schmelkes insiste pour que le traitement thermal ne soit employé qu'après l'électricité.

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