PARALYSIE HÉMIPLÉGIQUE
La paralysie hémiplégique, ou plus simplement l’hémiplégie, est toujours produite par une affection du cerveau.
L'apoplexie et le ramollissement de la pulpe cérébrale sont ordinairement les maladies-mères de l’hémiplégie.
Mais le ramollissement, affection très-grave et au-dessus de toutes les ressources de Part, ne doit pas nous occuper ici, ear la paralysie qui l'accompagne est constamment tenue sous la dépendance de la lésion anatomique qui échappe, nous le répétons, à la thérapeutique thermale, comme à toute autre thérapeutique.
Reste donc ibéiediot
L’apoplexie est la congestion sanguine d’une partie plus ou moins étendue du cerveau, avec persistance d’un caillot sanguin dans les parties congestionnées.
La pression exercée par ce caillot sur la pulpe véféfraté est la cause mécanique de l’hémiplégie.
Le sang épanché subit une première modification : il se décompose, et la partie aqueuse commence à être résorbée ; pendant ce premier travail de réparation, les symptômes de la paralysie s’amendent, parce qu'il y a nécessairement diminution dans la pression subie par la pulpe cérébrale. Peu à peu, toute la partie aqueuse du sang épanché est résorbée, et il ne reste plus que la partie fibrineuse, qui subit elle-même, mais plus lentement encore, ce travail de réparation.
Enfin, la disparition complète de la lésion cérébrale n’est pas toujours le signal de la fin de la paralysie, et les parties où le mouvement avait 616 aboli peuvent persévérer dans leur inaction par le fait seul de cette longue suspension de leurs fonctons.
Cette histoire rapide du mécanisme de l’apoplexie était né-
DE LA FRANCE j - 339
cessaire pour bien apprécier les services que lon doit attendre de la médication thermale appliquée à Phémiplégie.…
L'époque qui s'étend depuis l'invasion de la maladie jusqu’au moment où s'achève le travail de résorption est non-seulement très-longue, mais encore très-variable selon les individualités ; on.s’est alors demandé si, dans ce long intervalle, il n’y avait pas une période plus PHRHERNEREMEnS REROPAULE pour la médication thermale. | . Les uns ont prétendu que l’on pouvait agir à une époque
‘très-rapprochée de l’apoplexie ; les autres ont pensé qu’il fallait attendre un temps beaucoup plus éloigné.
À notre avis, aucune règle absolue ne saurait être établie à cet égard. ?
Tant que le travail de réparation n’a pas commencé, la maladie s'accompagne de symptômes d’acuité qui contre-indiquent la médication thermale. -
Il faut, comme première loi à formuler, laisser passer la période denis et attendre que Papoplexie soit entrée dans la période de retour ou de réparation.
Mais la venue, la durée et énergie d’action de cette période étant essentiellement variables avec chaque individu, il est impossible, on le comprend, d'établir une règle générale pour le temps précis où il convient d'agir.
Il faut donc, c’est la seconde loi que nous formulons, se baser, non sur le temps écoulé depuis l’apoplexie, mais sur la marche des symptômes, alors que, d’après ceux-ci, on est sûr que la lésion cérébrale est en voie de réparation.
Pour cette période de la maladie, la thérapeutique thermale possède des ressources assez précieuses dans les eaux chlorurées sodiques fortes, dont presque toutes, par leurs propriétés laxatives, exercent sur l’intestin une.action dérivative. Nous citerons surtout comme ayant en quelque sorte la spécialité du traitement des hémiplégies à cette période : Balaruc, Bourbon-l’Archambault, Baurbonne, Lamotte et Niederbronn.
Quand le travail de résorption du caillot hémorragique est achevé, et qu'il ne reste plus qu'à rappeler directement les
fonctions abolies dans les parties paralysées, on recourra aux sources chlorurées sodiques faibles, telles que ANéris, Plombières, Luxeuil et Bourbon-Lancy, dont les eaux, administrées en douches, agiront surtout par leur haute température.