‹ Les eaux minérales de la FranceChapitre 170 sur 173 · DE LA FRANCE | 361 SYPHILIS · texte numérisé non relu

DE LA FRANCE | 361 SYPHILIS

Nous rép terons ici ce que nous avons dit à l’occasion de la cachexie paludéenne : que les eaux minérales ne pouvaient pas plus remplacer le quinquina dans la fièvre intermittente que suppléer le mercure dans la syphilis; que seulement elles mettent l'organisme dans de meilleures conditions pour lui faire éprouver l’action du médicament.

Sous ce rapport, il ne peut y avoir doute pour personne.

Mais à côté de ce fait, parfaitement vrai, on a prétendu que les eaux minérales, les eaux sulfureuses en particulier, par l’excitation qu'elles produisent sur l'enveloppe cutanée, jouissaient du privilége d’éveiller des manifestations de syphilis qui se dérobaient à toutes les investigations ; en d’autres termes que la médication thermale était la pierre de touche de l’existence de la syphilis ; et, à ce propos, -on cite les visites que les jeunes gens vont faire aux sources des Pyrénées avant de contracter mariage. |

Cette grave assertion ne mérite pas une confiance absolue, et nous pourrions citer des exemples où des accidents secondaires et tertiaires de la syphilis ne se sont pas montrés, après un traitement aux eaux sulfureuses.

Ces dernières, dans tous les cas, n’ont pas lé monopole qu’on leur attribue, et nous avons vu, plus d’une fois, les bains de mer rappeler à la peau une syphilis que lon croyait éteinte et disparue.

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