CHAPITRE PREMIER
Nous avons jusqu'à présent étudié les eaux minérales : 4° sous le rapport géologique; 2° au point de vue de leur distribution géographique ; 3° au point de vue de leur composition chimique ; 4° au point de vue de leurs propriétés physiques ; 5° enfin, sous le rapport de leurs vertus médicales.
Chacun de ces aspects de la vaste question des eaux minérales a donné lieu à des classifications de telle sorte, que nous avons: 1° des classifications géologiques ; 20 des classifications géographiques; 3° des classifications chimiques ; 4° des elassifications physiques; 5° des classifications médicales.
Nous allons rapidement exposer, dans l’ordre qui précède, chacune de ces classifications, et nous proposerons à la fin celle qui nous paraît la plus simple, la plus logique et en même temps la mieux appropriée aux besoins de la thérapeutique.
$ Ier. — CLASSIFICATIONS GÉOLOGIQUES.
Nous ayons déjà rempli précédemment une bonne partie de la tâche qui nous est imposée ici, et nous avons parlé, dans le chapitre consacré à la géognosie des eaux minérales, des clas-
Sifications géologiques d'Alex. Brogniart et de M. Chevreul.
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Nous ne pouvons qu’y renvoyer nos lecteurs.
Mais nous ne saurions clore ce paragraphe sans rapporter la classification que M. Walferdin à communiquée à MM. O. Henry, et que ces derniers ont fait connaître pour la première dans leur Traité d'analyse chimique des eaux minérales.
Partant de ce principe que la température augmente à mesure que l’on s'enfonce davantage dans le sein de la terre, M. Walferdin divise les sources en trois classes : 1° les eaux fhermominérales proprement dites, qui viennent à sol avec une température supérieure à la température moyenne; 20 les meso-thermominérales, qui ont une température sensiblement égale à la température moyenne ou à celle de cette couche terrestre; 30 les eaux kypo-thermo-minérales, qui sont très-rares et dont la température est inférieure à la température moyenne du sol.
« D’après ces considérations, disent MM. O. Henry, M. Walferdin pense qu'il suffit d’avoir l'indication de la température d'une eau pour savoir, à coup sûr, si elle emprunte ses principes minéralisateurs aux terrains supérieurs à la zone correspondante à la température moyenne de la contrée où elle vient à jour. Ainsi, pour lui, la composition chimique de toute éau .ypo ou meso-thermo-minérale, ne peut être cherchée dans les couches de terrain supérieures à celles de la température moyenne ; tandis que, pour les eaux fhermo-minérales proprement dites, c’est dans les couches profondes, où pénètrent aussi les eaux qui ont traversé les couches supérieures, que l’on devra porter son investigation ; en prenant toujours pour guide le rapport entre la température et la profondeur à laquelle elle correspond, dans les terrains à l’état normal, sans rechercher au-dessous de ces terrains les principes minéralisateurs que contiennent les eaux thermo-minérales. »