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Les bons médecins font les bonnes eaux.
( Vieuæ dicton.)
Le traitement des maladies chroniques par les eaux minérales a conquis, depuis quelques années, en France, une faveur que le succès légitime et justifie.
Cette nouvelle voie ouverte à la thérapeutique a été frayée par quelques hommes dont la persévérance et le talent ont tour à tour dissipé l’incrédulité des uns et les exagérations mystiques des autres, et, par ainsi, ont donné à la médication thermale le cachet d’une incontestable utilité.
Malheureusement, ne prenant conseil que de ses propres forces, chacun s’est tracé un sentier qu’il a plus ou moins heureusement parcouru, et ceux-là même qui ont tenté un travail d'ensemble se sont heurtés à des difficultés immenses qu'il était impossible de vaincre en l’absence de principes acceptés par tous et d’une règle de conduite invariable et commune.
De là, pour le lecteur, confusion, ténèbres et chaos.
Nous n’affichons pas la prétention d'apporter les lois qui doivent régir l’hydrologie médicale, mais nous espérons seulement en rendre l’étude moins incertaine et moins ardue,
Nous n'avons caressé qu'une seule et unique préoccupation : être pratiquement utile. er
Dans ce but et en même temps pour rendre toute recherche prompte et facile, nous avons adopté l’ordre alphabétique pour les deux parties de cet ouvrage où cet ordre était possible ; et, par des indications rapides faisant tableau, nous avons prévenu la sécheresse des dictionnaires, tout en en conservant les avantages.
Cette méthode, non encore adoptée dans le sujet qui nous occupe, nous a été inspirée par l'embarras dans lequel nous nous sommes trouvé au début de nos études sur les eaux minérales, et nous l’avons suivie ici dans la conviction qu’elle rendra les services dont nous eussions nous-même profité, si elle eût été mise en pratique avant nous.
Un mot encore.
Ce volume ne contient que les eaux bi Er de la France et n’est, par conséquent, qu’un chapitre séparé de l’hydrologie médicale.
Celle-ci, en effet, dans son acception la. plus large, com-= prend l'emploi médical de l’eau, quels que soient ses modes d'administration, sa composition et sa température.
Nous avons l'intention de remplir ce vaste cadre et de faire pour l'hydrothérapie, les bains de mer et les eaux mirales de l'étranger ce que nous avons accompli pour les eaux minérales de la France.
Nous obtiendrons ainsi un ensemble dont toutes les parties, formant cependant un tout complet, se relieront par une pensée commune et une méthode identique.