V. — CLASSIFICATIONS MÉDICALES
Les classifications qui s’attachent surtout à faire ressortir l’ac- tion médicale des eaux minérales obéissent, pour ainsi dire, à deux esprits différents : les unes ne s'appuient que sur les effets produits, que sur les résultats constatés par l’expérience ; les autres, tenant compte de la composition chimique des eaux ct de l’action thérapeutique que la matière médicale attribue aux éléments minéralisateurs, combinent ces deux termes du problème,. de manière à former des groupes médico-chimiques.
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Dans le cadre des premières, que nous pourrions appeler purement médicales, nous placerons la classification proposée par Kreysig et celle plus récente de M. Patissier. Kreysig divisait les eaux en trois classes : les eaux fortifiantes ou toniques; les altérantes ou correctives ; enfin les mixtes.
M. Patissier ne reconnait que deux grandes classes :
4° Eaux hypersthénisantes, recommandées dans les affections atoniques, torpides, indolentes de l’économie ;
2° Eaux hyposthénisantes, convenant dans les affections subaiguës, érétiques des systèmes nerveux, sanguin, lymphatique, musculaire ou cutané.
Dans le cadre médico-chimique, nous ne rapporterons que la classification proposée par les auteurs de l'Annuaire. Ils reconnaissent six classes, dont voici le tableau :
4° Eaux acidules alcalines : — thermales et froides ;
2° Eaux calcaires ou acidules simples : — toutes froides;
3° Eaux ferrugineuses : — thermales et froides ;
4° Eaux sulfureuses, ou plutôt sulfurées : — thermales et froides ;
5° Eaux salines sulfatées : — thermales et froides ;
6° Eaux salines chlorurées : — thermales et froides.
A l'exception de cette dernière, dont nous parleroris tout à l'heure, nous ne pouvons accepter aucune des -classifications que nous venons d’énumérer : les unes, telles que les divisions géologiques et géographiques, appartiennent à une face de la science hydrologique qui ne doit figurer que comme accessoire . dans le cadre de cet ouvrage : les autres, les divisions chimiques et physiques, sont ou trop compliquées ou trop simples ; trop compliquées, elles surchargent inutilement la mémoire et jettent l'esprit dans une confusion inextricable, sans profit pour le but qu'il s’agit d'atteindre ; trop simples, elles ne donnent aucune idée de la composition des eaux et partant de leurs vertus thérapeutiques.
Restent donc les classifications médicales, déstiéles nous
Fr:
éloignerons encore comme incomplètes et comme ne donnant ‘qu'une demi-solution du problème, les divisions trop généralisées de Kreysig et de M. Paüssier, et nous ne nous arrêterons qu'à la classification médico-chimique des auteurs de l'Annuaire.
Cette classification, toute simple qu’elle paraisse et qu'elle
- est en effet, nous semble encore susceptible, au point de vue médical, dé quelques modifications.
Qu'on nous permette d'exposer en quelques mots les considérations qui nous ont dirigé dans ce travail.