‹ Les Eaux Minérales de SierckChapitre 1 sur 34 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis l’avènement des sciences physico-chimiques, surtout depuis leur développement considérable au cours du siècle dernier, la crénothérapie est entrée dans une ère nouvelle. Si l’on ajoute aux données de ces sciences les progrès de l’observation médicale et le contrôle systématique de la thérapeutique, on conçoit qu’à l’heure actuelle la crénothérapie cherche à se fonder sur des bases aussi solides et aussi intangibles que les autres sciences expérimentales et biologiques. Ce que l’empirisme des anciens avait pressehti, ce que le scepticisme du dernier siècle avait laissé perdre, la science moderne le rétablit à nouveau dans tout son éclat : «Multa renascentur, quae jam cecidere ».

On peut donc affirmer hautement que le doute et l'ironie à l'égard des eaux minérales ne sont plus de mise aujourd’hui. Et cependant, c’est sur le terrain même de la chimie que les adversaires du traitement hydrominéral ont tenté de livrer bataille. N’a-t-on pas critiqué la composition de certaines eaux peu minéralisées et dont les effets thérapeutiques indiscutables s'expliquent de nos jours à la lumière des découvertes de la radioactivité et des phénomènes d’ionisation.

C'est ce qu'avait déjà si bien compris jadis l’illustre

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