‹ Les Eaux Minérales de SierckChapitre 8 sur 34 · CONSTANTES PHYSICO-CHIMIQUES · texte numérisé non relu

CONSTANTES PHYSICO-CHIMIQUES

Dans l'étude d’une eau minérale on ne se contente plus aujourd’hui d’établir la composition chimique ; les recherches physico-chimiques prennent une importance de plus en plus considérable, et nous verrons ultérieurement que l’on peut attribuer, en grande partie, aux propriétés physico-chimiques l'explication du pharmacodynamisme de l’eau.

Nous avons étudié au laboratoire d'Hydrologie et de Climatologie de la Faculté de Médecine de Strasbourg les constantes physico-chimiques de l’eau de Sierck et nous publions ici brièvement les résultats de ces recherches.

Pour les méthodes de détermination et les interprétations de ces constantes (manipulations et rédaction) nous nous sommes inspiré de la thèse encore inédite de notre collègue Wagner dont nous avons eu le manuscrit entre les mains.

Etant donné que l’eau de Sierck se présente au griffon chargée de matières terreuses, nous avons dû attendre le dépôt de ces matières avant d’effectuer les mesures; mais, néanmoins, ces conditions imposent de faire des réserves au sujet de la valeur et de la signification des constantes physico-chimiques obtenues qui ne peuvent être qu’une indication de première approximation.

NC 22 —

Densité.

La densité a été mesurée au picnomètre et a été trouvée :

D = 1,0115 à la température de 18°

Conductivité électrique et degré de dissociation.

La conductivité électrique est mesurée par la méthode de Kohlrausch!) au moyen de l’audit-ohmmètre de Chauvin et Arnoux, entre des électrodes de platine platiné.

La conductivité de l’eau examinée à 19°, par comparaison avec une solution étalon de K CI À, a été trouvée

égale à 0,0178 mhos par centimètre cube.

Degré de dissociation.

C’est le rapport du nombre de molécules ionisées au nombre total de molécules introduites. Nous l'avons calculé au moyen de la formule suivante (loi de dilution d’Oswald) :

Àim conductivité moléculaire de la solution

À © conductivité moléculaire de la solution complètement ionisée.

L'ionisation pratiquemment complète de la solution est obtenue en la diluant 50 fois.

? Voir la description de la méthode dans le cours de chimie-physique de Victor Henri. Chap. II, p.28. Hermann éditeur.

S1 nous appelons À, la conductivité de l’eau minérale non diluée et À, celle de l’eau diluée 50 fois, le degré de dissociation « sera donné par la relation

AUX A = — X — Pour l’eau de Sierck æ —= 0,80.

Donc 80 % des molécules contenues dans l’eau de Sierck sont ionisées.

À partir du degré de dissociation & on peut calculer ae coefficient d'ionisation 1, facteur par lequel il faut multiplier le nombre de molécules théoriques pour avoir le nombre total de particules effectives.

1 est donné par la formule 1 = I + (y—1) a

y = nombre d'ions donné par la molécule a = degré de dissociation.

La plupart des sels contenus dans l’eau de Sierck étant monovalents, y — 2,

d'où 1 —=:1,80:

Point cryoscopique et pression osmotique.

Le point cryoscopique a été déterminé par la méthode de Raoult-Beckmann !)

1) Voir la description dans le traité de Chimie-physique de Victor Henri. Ch. vir, p.180.

2) Chiffre brut sans correction relative à la température du réfrigèrent.

À partir de l’abaissement cryoscopique À on peut calculer, selon les lois de Raoult et de Van t’Hoff, la concentration moléculaire et la pression osmotique.

On sait que (loi de Raoult appliquée à une solution électrolytique)

ÿ SE M

C = concentration exprimée en grammes par litre du

solvant ;

i — coefficient d’ionisation ;

M — masse moléculaire du corps dissous ; K — 1987 (abaissement moléculaire de l’eau).

Dans le cas de l’eau de Sierck, la concentration molé-

culaire totale (molécules et ions) est TE 0.35.

La pression osmotique w est donnée, à partir de loi de Van t’Hoff, pour la température de 180 par la formule

@ — 12,7 À = 12,7 X 0,67 = 8,5 atmosphères à 180.

Indice de réfraction et dispersion.

L'indice de réfraction a été déterminé à l’aide du réfractomètre de Ch. Féry et a été trouvé:

np = 1,3354 à la température de 100.

ND étant l’indice déterminé pour la raie D du sodium.

Avec le réfractomètre Abbe nous avons mesuré la dispersion ou différence des indices nr etn..

Le chiffre lu est z — 41,8, d’où l’on tire, au moyen de la table de Zeiss de l'appareil N° 17838

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