‹ Les eaux souterraines à l'epoque actuelle: leur régime, leur température, leur composition au (volume 2)Chapitre 5 sur 85 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

CLASSIFICATION DES EAUX SOUTERRAINES

Une classification chimique des eaux souterraines prête à l'arbitraire, à cause du grand nombre des substances qu'elles contiennent souvent.

Ce qui paraît le plus logique, c'est de ranger les eaux d'après la combinaison qui y prédomine, et c'est le parti auquel nous nous arrêtons.

Il faut reconnaître qu'en procédant ainsi, on se trouve, pour beaucoup de sources de première importance, en désaccord avec la caractéristique généralement admise. C'est ainsi que les eaux dites sulfureuses, celles des Pyrénées par exemple, si importantes au point de vue thérapeutique, ne contiennent des sulfures qu'en quantité ordinairement très inférieure à celle d'autres principes, chlorures, sulfates et carbonates. L'iode, le brome, l'arsenic, le fer, la lithine ne se trouvent qu'en proportion minime dans les eaux auxquelles ces corps ont cependant valu une grande réputation médicale*

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Il arrive aussi que, dans une même source, deux substances se trouvent en quantités très voisines. C'est ce qui a lieu, par exemple, pour le carbonate de soude et le chlorure de sodium ; exemples : la Bourboule, Royat, Saint-Nectaire (source Mandon), Saint-Maurice (Puy-de-Dôme), Gurgitello (Ischia). Alors, quelque faible que soit sa supériorité, il faut que le sel prédominant détermine le classement ; il en résulte seulement une variété distincte.

Dans d'autres cas très fréquents, c'est à une substance réputée inerte, telle quele bicarbonate ou le sulfatede chaux, (lu'appartient la prépondérance : alors on se trouve encore en opposition avec les usages reçus.

En outre, il faut remarquer que le classement purement chimique désarticule certains groupes naturels de sources. Ainsi une même localité, un même groupe de sources peut appartenir à la fois, pour ses divers griffons, lors même qu'ils ne seraient distants que de quelques décimètres, à deux ou même plusieurs de nos familles. 11 en est ainsi à Cheltenham, dans le comté de Glocester.

Quoiqu'il en soit, même au point de vue des applications à l'hygiène, il peut être utile d'avoir une classification indépendante de toute idée préconçue.

Les familles ont été établies d'après les principes électronégatifs prédominants dans la source, et dans chacune d'elles le principe électro-positif a servi à caractériser les genres.

Nous allons passer en revue les familles et genres qui suivent :

CLASSIFICATION DES EAUX SOUTERRAINES

Eaux.

sodiques.

i . Chlorurées . . { calciques.

magnésiques.

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