INFLUENCE DU RÉGIME DES PLUIES
Beaucoup de sources abondantes manifestent dans leur volume et après un laps de temps plus ou moins long, des variations qui sont en rapport avec Tabondance des eaux météoriques, liquides ou congelées.
Ainsi pour les sources de la Somme-Soude et de la Vanne, fielgrand évalue leur volume au quart ou au cinquième de
la recette pluviale. Toutefois pendant une année sèche, leur
débit en a atteint les ■^, ce qui parait résulter de ce que
* Stapff. Comptée rmduê de C Académie des sciences, t. XG, p. 403.
U6 OBSERVATIONS RELATIVES AU RÉGIME
les roches ont abandonné une partie surabondante de Teau reçue pendant les années antérieures.
Pendant la construction des fortifications d'Anvers, les oilGciers du génie ont constaté cette même proportion du cinquième entre la chute pluviale et le débit des sources : l'étude de celles de Braine TAlIeud, dérivées vers Bruxelles, a donné le même résultat V
Quant aux variations annuelles d'une même source, elles sont souvent considérables; on Ta vu par exemple pour la Fontaine de Yaucluse (tome I, p. 319 et suivantes).
IjCs belles sources des Âvents près de Montreux, qui le 15 juin et le 11 septembre 1884 donnaient au delà de 14500 litres, étaient réduites le 15 juillet de la même année à 6100 litres.
Une série d'observations a été faite au Havre', dans le but de prédire exactement et plusieurs mois d'avance les variations de débit que les sources doivent éprouver, d'après la quantité d'eau apportée par l'atmosphère dans le périmètre de leur bassin.
L'influence réciproque des puits artésiens voisins se rattache aux considérations qui nous occupent. On sait que le régime du puits de Grenelle a été longtemps fixe et qu'il n'a éprouvé aucune variation, même dans les années d'extrême sécheresse, comme 1857, 1858 et 1859, ou d'extrême humidité, comme 1860. La principale nappe du puits de Passy a été atteinte le 24 septembre 1859 à midi. Dès le 25 à six heures du matin, le puits de Grenelle débitait encore comme les jours précédents 907 mètres cubes. Le même jour à minuit le débit tombait à 806 mètres cubes ; le 26 à six heures du matin, à 778, et restait à ce chiffre jus-
^ Bévue universelle des tnines, t. XIV, 1885.
* M. Meurdra. Auoeiation française, le Havre, 1877, p. 4ft7.