OBSERVATIONS THÉORIQUES
En résumé, quelque perméable que soit une roche, et par suite de la résistance qu'elle oppose à l'écoulement, la surface supérieure de la couche saturée ou nappe d'eaiu forme
Fig. 33. — Plan montrant comment la source thermale S de Lavey s'épanchait dans des éboulis où elle so mélangeait aux eaux phréatiques, Jusqu'à ce qu'elle fut captée au moyen d'un puits (d'après M. le professeur Renevier) ; y» roches cristallines métamorphiques (carbonifères) ; I, roches du trias (arkose, cai^neule et calcaire gris).
une courbe inclinée vers le débouché qui en est la partie la plus basse. Les divers exemples qui précèdent montrent quelle est la complexité des mouvements des nappes sou-
terraines, sollicitées à descendre suivant certaines pentes et suivant l'abondance variable des eaux qui les alimentent.
Aux eaux provenant directement de l'atmosphère ou des rivières, s'ajoute très fréquemment une contribution latente de sources invisibles provenant de diverses profondeurs. Parmi les innombrables exemples que l'on pourrait citer, je mentionnerai seulement la source du Creux du Yent, canton de Neuchâtel, dont la figure sera donnée plus loin.