Ectiellc de jj
tuf granitique |>ar I
voisinage, qui sont venus recouvrir le granité au pied de son afUeurement.
Une série de sondages a fait reconnaître que l'eau thermale, venant de la profondeur par la faille, se ramifie, bien avant d'arriver à l'affleurement de cette faille, dans un système des nombreuses cassures du granité bréchiforme qui
19S ROLE DU CONTACT DES ROCHES PERHÉABLES ET DtPERHfiABLbS
existe au toit de la faille. Les maîtres sondeurs ont désigné sous le nom de grés ou de tuf granitique cette brèche, dans laquelle les eaux coulent en abondance et se répandent jusqu'à une assez grande distance de la faille. En cheminant à travers cette partie extrêmement fissurée de la roche granitique l'eau atteint la base d'une couche argileuse imperméable dite tuf plastique. Au-dessus du tuf plastique se présentent d'autres tufs plus ou moins perméables, dans lesquels les eaux minérales pénètrent, soit en montant par la faille, soit en traversant, par quelques fentes, les bancs imperméables. De là, quelques nappes dites secondaires ou superficielles, d'ailleurs très discontinues.
Autrefois, l'eau thermale s'élevait jusqu'au jour entre le granité et le tuf granitique, en alimentant plusieurs sources situées près de l'affleurement de la faille. Mais ces sources ont disparu, lorsque, par le forage de puits, on a réussi à produire un appel sur les nappes souterraines, dont aucune n'est jaillissante. La carte (fig. 67), a été exécutée par l'ingénieur des mines Bonnefoy, dont le dévouement au devoir a amené la fin prématurée.
SIcUe I Sdafani, Palinme, Lonffy et Alcara *. — La SOUrCC
thermale sulfureuse des bains de Sclafani en Sicile, au nordouest du groupe des Madonies, dont la surface est de 2 kilomètres carrés, sort au pied septentrional de la montagne de Sclafani (fig. 68). Celle-ci est constituée par des dolomies triasiques, avec des calcaires du lias et de l'éocène, roches assez perméables ; mais elle est enveloppée à la base méridionale par les argiles écailleuses bigarrées de l'éocène moyen, et au nord, par les argiles du cénomanien tout aussi imperméables. De ce côté nord, il y a de plus une faille qui
> D'après une obligeante communication de N. Giordano.
m ROLE DU CONTACT DES ROCHES PERMÉABLES ET lïPERHËABLES.