livre passage à la source, dont le point d'émission est ce
Fig. 68. — Coupe montrant comiDcnl la tource llit^rmile de Srlafini jaitlit d'une fiille, fiiunl buter des rorhcs perméables contre des roehcs imperméablM. Tj. dolomiedu lri«; L, calcaire du lias; Ce, argiles écaUleuses de l'étage cènonianicn: C^ calcaire de l'Étage crétacé mo;ei] ; E, calcaire n u mm *jli tique (éoc£ne inHrieurj ; E., argiles bigarrées écailleuses (tecino moyen); I, terrain imperméable; NN. niveau de la nappe; S. source. D'après une cemmuni-
pendanl déterminé par le niveau de la bande d'argiles imperméables entourant la montagne.
La Sicile présente plusieurs autres exemples de formations 0. e;
M.'-.Cvçcioiiwol
fii- 60, — Coupe montrant le gisement des sources qui alimentent Païenne. I, terrain im[ici^ mëable: Tj. dolomie du trias; L, calcaire du lias; k^ argile écaillcuse juitapoiée 1 cstie dolomic, par laile d'une faille; S. tource alimentée par la nappe d'eau NI). —D'après
perméables entourées d'une bande imperméable, qui donnent aussi naissance à des sources.
La source Gabriele, à Bocca-di-Falco, qui contribue pouf 35 litres par seconde, ou 2160 mètres cubes par 24 heures, à ratimentation de la ville et de la plaine de Palerme, qui tire d'une vingtaine de sources un débit total d'environ 550 litres par seconde.
L'eau sort de la formation des dolomies spongieuses (fig. 69) constituant le mont Cuccio, formation entourée jusqu'à un certain niveau par une bande d'argiles écailleuses eocènes qui sont imperméables. La surface totale de dolomie enfermée dans ladite bande est d'environ 150 kilomètres carrés.
Il est un autre exemple près des villes delon^iet d'Alcara au nord-est de la Sicile, près de Patte. Le vaste plateau qui
;. 70. — Coupa de» monligue» calcaires de 11 piiHiuce île Ilot lei «ource* de Long< et d'Alcan. I. philladc silnrlen intt>Hcur niredu Hii; A., irgiles écailleuiei («oc^ne inHriear)) NN, n ance lui tourcei S d'Afcin el S' de Longi. — D'apréi une t
sépare les deux villes est formé par un grand noyau de phyllades en schistes anciens, entouré et recouvert de dolomie Iriasique et de calcaire liasique perméable.
Ce dernier massif est recouvert ou entouré d'argiles éocènes imperméables, du côté est (Longi) jusqu'à 800 mètres d'altitude, et du côté ouest (Alcara) jusqu'à 400 mètres seulement.
Deux groupes de sources paraissent en ces deux points;
les sources plus élevées de Test débitant seulement 40 litres environ par seconde, tandis que celles de l'ouest, plus basses, débitent 100 litres.
IntraaioBs de roches
Les intercalations de filons métallifères et de roches éruptives ou cristallines, pourvu qu'elles soient imperméables, peuvent produire des barrages, du môme genre que les rejets déterminés par des failles et qui viennent de nous occuper.
On sait que le quartz et d'autres roches s'élèvent souvent aux travers de terrains variés, sous la forme de puissants filons. Au point de vue de l'hydrognosie souterraine, ce sont des barrages naturels qui retiennent les eaux d'infiltration. Leurs salbandes du toit, souvent argileuses, peuvent donner lieu à des nappes aquifères verticales, de même que les failles.
Le même phénomène se produit encore, lorsque la roche intercalée, au lieu de constituer un mur à faces parallèles, se présente en pointements irréguliers.
Aipe dn wartembcrt. — Lcs platcaux de l'Alpc du Wurtemberg en présentent des exemples, dans les parties où les couches jurassiques sont traversées par des pointements de basalte.
D'après M. le comte de Mandelslohe S ces masses se présentent, soit comme des cônes isolés sur le versant nordouest de la chaîne, soit comme des filons qui se montrent au jour dans les vallées transversales, ou qui ont percé le
* Mémoire de la Société d'hittoire naturelle de Strasbourg, t. Il, p. 3G et 37,
plateau même et s'y étendent sous forme de bandes étroites. Les cônes basaltiques montrent ordinairement à leur pied roolilhe inférieure et le lias, en couches horizontales et nullement dérangées; la partie supérieure de la montagne est seule composée de basalte et de tuf. Les conglomérats basaltiques sont beaucoup plus répandus que le basalte lui-même, lequel y forme quelquefois des filons.
Le plateau de l'Alpe est généralement privé d'eau. Il est cependant des villages qui font exception à cette règle et qui sont pourvus d'eaux abondantes. Presque tous doivent cet avantage aux roches basaltiques, qui provoquent le jaillissement de sources. Sur l'un des points les plus élevés de l'Alpe, au Sternenberg, on admet que les filons de conglomérat basaltique qui traversent les masses poreuses du coral-rag, s'opposent à l'écoulement des eaux atmosphériques et les forcent ainsi à reparaître au jour, ou du moins de se rassembler dans des puits qui ne tarissent jamais. « Ce phénomène se reproduit d'une manière si constante sur toute rétendue de l'Alpe que bien des fois, dit M. de Mandelslohe, lorsqu'on me citait une source qui ne tarissait jamais, j'en concluais, sans avoir été sur les lieux, l'existence du terrain basaltique, et je ne me suis trompé que rarement. » Le n^m de Wasserstein que les habitants lui ont donné est caractéristique.
La raison de ce fait paraît être que les roches voisines de la surface sont fissurées et absorbent l'eau, qui est retenue par les masses inférieures. Cela est particulièrement vrai quand ces roches sont montées de la profondeur. Lorsque ces lieux sont dans des dépressions comme à Zainingen, Wurtingen, Wiltlingen, Sternenbrunnen, il en résulte des sources qui ne tarissent jamais. Il faut ajouter que dans l'intérieur de l'Alpe, les couches calcaires renferment une grande quantité de cavités en communication les unes avec
les autres qui servent de réservoir. Elles se remplissent dans les années humides, lorsque l'orifice d'écoulement inférieur est trop étroit pour permettre l'écoulement total*.
Irlande. — Les calcaires carbonifères de l'Irlande sont plus ou moins perméables, et particulièrement le Feneslella limeslone que l'eau traverse rapidement, sans revenir à la surface, excepté près des affleurements des nappes basaltiques. De môme quelques couches de schiste qui traversent la masse arrêtent invariablement l'eau et la ramènent à la surface*.
Ilax et Terela (Landes), Hontpexnt (Ardèche), CMm d'BMey
(Henrtheet-HcMMiUe). — Quaud OU arrive à Dax, département des Landes, après avoir traversé des plaines formées par des couches tertiaires horizontales et à peine accidentées, il y a lieu d'être surpris de se trouver en présence d'une sorte de rivière d'eau chaude, jaillissant du milieu de la ville, qui lui doit sans doute son origine. Cette belle source, aujourd'hui utilisée de nouveau, paraît avoir été largement mise à profit par les Romains. L'explication de sa présence se trouve dans la petite colline dite Pouy-d'Euse qui avoisine la ville et qui est formée de diorite (ophite). Peut-être est-ce un mécanisme du même genre qui donne naissance à la source thermale de Tercis (Landes) située près de l'ophile, aux deux sources très volumineuses sortant du basalte à Montpezat (Ardèche), et à la belle source située au sommet basaltique de la côte d'Essey (Meurthe).
*■ Quenstedt. Explication de la carte géologique dUraehj 1869. * D'après M. HuU.