‹ Les eaux souterraines à l'epoque actuelle: leur régime, leur température, leur composition auChapitre 29 sur 60 · II · texte numérisé non relu

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Comme le montre la ligure, l'eau peut suivre la séparation

270 ROLE DES LITHOaiSES DE DIVERS ORDRES.

du quartzîte et du schiste (Wisperschiefer) avant de s'épancher au travers des quartzites. Toute la contrée est d'ailleurs traversée par de nombreuses paraclases et diaclases, dont la coupe représente un certain nombre.

Aucun danger ne parait k craindre pour les thermes, tant que la selle de quartz! te qui les sépare des travaux de mines n'est pas attaquée.

Il est très possible que plus bas, elle longe le basalte, conformément à la coupe ci-jointe; mais le fait n'est pas assez certain pour qu'on ait cru devoir rattacher le gisement de ces sources à des pointements de roches éruptives.

WlMsooiiiB i Soiirees natarellcs et puits artésiens. — Parmi leS

nappes reconnues à divers niveaux du terrain silurien dans rÉtat du Wisconsin, par M. GhamberlinS le plus remarquable est situé à la partie supérieure des schistes argileux de Cincinnati, qui retiennent l'eau, après son passage à travers le calcaire du Niagara, très fissuré et caverneux. Sur la côte orientale de Green-Bay et de la vallée de Rock-River, cette jonction affleure, à de fréquents intervalles, sur 240 kilomètres, de sorte que des centaines, si ce n'est des milliers de sources, grandes et petites, marquent cet horizon. Quelques-unes de ces sources sont très fortes; elles peuvent être regardées comme des dérivations de ruisseaux, plutôt que comme des sources ordinaires. En beaucoup de lieux elles font tourner des moulins.

De nombreux puits artésiens ont atteint l'eau dans les couches siluriennes du même État, au moins à 6 niveaux différents (fig. 155). Le plus important et le plus utile, quoique le plus profond de ces niveaux est celui du grès de Saint- Pierre (S-Peters), dans la partie orientale de l'État. Ce

' Hffdrology of Wùeonnn^ 1877.

grès est non seulement poreux, mais traversé par de nombreuses cassures, qui permettent à l'eau de le traverser rapidement.

A Sparta, il y a 12 puits artésiens, situés à 5 kilomètres de la ville. Ils tirent leur eau d'une même couche, à iOO mètres de profondeur, et jaillissent à 2 mètres au-dessus de la surface'. D'autres puits artésiens ont été creusés, par exemple,

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3. — Frofll doDiUnI, t Food du Lac, un exemple iei puiti uléileni du Wiicaosla, d'ipria ;. Cbaroberliu: (action d« Tajcbcdib i Rlpoo. Échelle liariiont«le= t ^^ - ; icbelle

dans la Prairie du Chien, où l'eau jaillissante provient de plus de 300 mètres de profondeur.

De belles sources sont communes dans la formation de Postdam.

Terrains cristalline.

.FrtMM ««■tHOe. — Lorsqu'on creuse un puits dans le granité ou dans les roches cristallines qui lui sont associées, on ne trouve pas l'eau avec régularité; il faut tomber sur quelque fissure, il n'y a pas de nappes d'eau à proprement parler. Toutefois, lorsque ces roches sont traversées par des fissures

• Ouvrage préciU, 1. IV, p. 57.

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profondes, il peut en résulter des sources qui se distinguent par un débit plus volumineux et plus constant de celles que fournit l'arène granitique.

Telles sont, dans le département du Puy-^de-Dôme : arrondissement de Clermont, d'après Lecoq : celles du Petit Bareix, près Laqueille (micaschiste); celles de Châteauneuf, sous le château même, de Genestine; — arrondissement de Riom : la magnifique source de Giat; celle de Servolles; — arrondissement de Thiers : celle de Bourdier ; — arrondissement d'Ambert : celle de la Bourlhomme, au-dessus de Pierre-sur-Haute; celle de Montgeol, canton de Saint-Âmand; celle de Roche-Savine ; celle de la Viade, commune de Sainte- Catherine.

Le même auteur en signale d'analogues dans les départements du Cantal, du Gard, de la Haute-Loire et de la Lozère.

Les sources qui sortent du trachyte sont nombreuses, limpides, mais en général d'un faible débit, comme celles qui s'échappent des terrains primitifs et pour la même raison.

Cependant il en est d'abondantes qui résultent non seulement de roches poreuses qui leur sont subordonnées, mais aussi de cassures. Telle est, dans le cirque de Lioran, où affluent les infiltrations, la source de TAlagnon, la Font-de- Cère, au pied du Plomb du Cantal, et une autre, au pied du Puy-Mary.

saiBt-iioamrd. — Quclquc pcu importantes, au point de vue du mouvement des eaux, que soient les lithoclases des roches cristallines aux abords de la surface du sol, elles leur sont encore moins accessibles dans la profondeur, qu'elles s'y trouvent moins nombreuses ou que leurs parois soient plus serrées, plus rapprochées.

C'est ce que montre, en particulier, le percement du massif du Saint-Gothard, d'après les observations exactes dont

ROLE DES UTHOGLASES SIMPLES. i73

on est redevable à M. Slapff' (voir plus haut fig. 1, p. 10).

Dans ce percement, long de plus de 14 kilomètres, des infiltrations notables (0,4 à 0,8 litre par seconde) ne se sont produites, dans la partie nord du tunnel, qu'entre 1450 et 1500 mètres de Torifice, position qui correspond à la première traversée de la Reuss *.

La totalité des venues d'eau de cette partie septentrionale peut être évaluée de 5,5 à 15,5 litres au plus, par seconde.

Dans la partie sud, les venues d'eau ont été plus importantes '• Entre le profil 5178 et le profil 7095, qui est à peu près au faite du tunnel, le débit a été d*à peu près 57 litres par seconde. Ces venues d'eau étaient très inégalement réparties. Du profil 6400 vers Tintérieur, elles sont devenues tout à fait insignifiantes, et le profil géologique en indique la raison. La grande faille principale qui descend du glacier de Sainte-Anne et coupe le tunnel vers le profil 5908, collecte en effet l^s eaux provenant des couches aquifères voisines de la surface du massif (voisines des deux côtés du Kastelhorngrat) de sorte qu'elles ne peuvent plus déboucher dans le tunnel qu'à travers la zone fissurée comprise entre le profil 5908 et la faille du profil 6550.

Abstraction faite de l'intervention de pareils systèmes de fentes dérivatrices, tous les bassins sourciers connus à ciel ouvert se retrouvent à l'intérieur du souterrain. Nous ne citerons que les venues d'eau les plus importantes. Elles se sont produites aux profils 5921; 4088; 4125 (petit lac de Sella); 4208, environ 1 litre par seconde (grand lac de Sella); 4599; 4456 à 4566, sur le toit des lithoclases du Greno di Prosa, environ 14 litres; infiltrations de peu d'importance à l'intérieur de ces lithoclases jusqu'au profil 4700; puis, plus

^ Stapff. Profil géologique du Saint-Gothard dan* l'axe du grand lunttel, p. 25. * Mémoire précité, p. 46«

fortes à partir de là, jusqu'au profil 4776; 5455; 5446; 5574 (dépression la plus méridionale du Guspisthal); 5871 à 5980, environ 9 litres, amenés par la grande faille principale, depuis les autres bassins sourciers du Guspisthal; 6105; €214 à 6229, environ 3 litres; 6305 à 6400. Les débits isolés, que nous venons d'indiquer pour quelques sources, donnent un total de 27 litres; toutes les autres infiltrations réunies doivent par conséquent fournir encore 10 litres.

— Près de Chamonix, on voit plusieurs belles sources sortir des diaclases. Par exemple, au-dessous du bourg, aux Gallians, il en est deux qui jaillissent à 12 mètres Tune de l'autre, au fond de la vallée, au pied de deux diaclases que l'on voit couper un escarpement vertical de protogine, sur 50 mètres de hauteur. A 1500 mètres plus bas, auprès de Mont-Quart, se présente un fait analogue.

wurcembers) wudbad. — Au milicu dcs masscs dc grès bicarré dont l'épaisseur atteint 1000 mètres, le granité apparaît d'une manière inattendue, au point où est situé Wildbad, et il s'élève, en cette localité, jusqu'à une hauteur de 12 mètres au-dessus du fond de la vallée, recouvert de nombreux blocs anguleux de grès bigarré.

Les sources thermales jaillissent par des diaclases traversant le pointement de granité qui, autant qu'on en peut juger, sont parallèles entre elles et se dirigent à peu près de Test à l'ouest, c'est-à-dire perpendiculairement à la direction de la vallée, et parallèlement à de petits filons de quartz et barytine coupant aussi le granité. Ces diaclases sont obliques, de telle sorte que le forage vertical offre aux eaux le plus court chemin. Dans le but d'augmenter le débit des sources naturelles, on a exécuté, à partir de 1838, des fo-

rages qui, en 1849, étaient au nombre de 28 et atteignaient une profondeur de 31 mètres.

Irlande. — Les basaltes et doléritos miocènes qui, en Irlande, couvrent de grandes étendues sont par eux-mêmes imperméables; mais leurs cassures permettent à l'eau de s'y infiltrer.

de l'Btaa. cauuie. — Aux euvirous de Catane', trois coulées de lave, dont Tune est antérieure à l'arrivée des colonies grecques, une autre du troisième siècle, puis celle de 1669, ont détourné et recouvert le cours de la rivière Amenano qui n'a plus, à l'air libre, que son embouchure au fond du port.

Un autre cours moindre, le Cifali, a eu le même sort.

Par suite, les eaux phréatiques {acqua di livello, acqua di scolo) s'étendent sur une large zone, à Test et au sud de la ville. Elles sont de première importance pour Catane : outre qu'elles satisfont aux usages domestiques, elles ont transformé les laves stériles en fertiles cultures. Partout où Ton creuse un puits, on les rencontre avec un niveau qui varie suivant la hauteur de la mer. Elles circulent dans le sol, à travers les innombrables fissures de la lave.

A proximité de la mer, sur une longueur de 6 kilomètres et une largeur de 50 à 500 mètres, elles sont saumâlres.

Des faits analogues se montrent, d'après une obligeante communication de M. 0. Silvestri, à Paterno, à Aci Reale, et u Piedimonte.

caiiea«e. «ucBBovoddc. — Lcs étudcs approfondies qu'a faites au Caucase M. Abich, sur le gisement des sources

' Carmelo Santo Patli. Carta idograilca di Gatania. Accademia die Scienze in Catania, série m. t. XI. 1877.

S7(t ROLE DES UTUOCUSES DE IHVERS ORDRES.

thermales ont fait reconnaître que c'est un porphyre pétiosiliceux, d'ailleurs masqué par des marnes, qui est réellement la roche émissaire des nombreuses sources minérales

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