F180NM
teNNOB TNOiaMIS
Fig. 126. — Profll montrant la situation de Fischau et de la iaille qui donne nais»sance à des sources thermales et à des sources froides de même qu'à Bninn. — D'après M. Suess.
thermales, entre Wirflach et Fischau, sur une longueur d'environ 11 kilomètres.
ROLK DES LITHOCLASES SIMPLES.
- Le new red sandstone renfermant les étages du bunler et du keuper inférieur, rivalise par sa perméabilité avec la craie et le lower greensand; aussi présente-t-il à ce point de vue une grande importance.
C'est à sa structure à peu près homogène dans ses sous-étages et à l'absence de lits d'argile ou de marne imperméable que ce lei-rain doit sa richesse en eau.
Buckland a remarqué que la plupart des grandes villes manufacturières des comiés du centre et du nord de l'Anglclerre sont établies sur le new red sandstone. Ce fait, qui pourrait paraître accidentel, tient à des causes naturelles. A part la circonstance que les villes ainsi situées sont généralement à proximité du terrain houiller et de la houille, et de plus, qu'elles trouvent de très bonnes pierres de taille, comme on le voit dans leurs monuments cl leurs anciennes églises, elles jouissent de l'avantage de se procurer facilement de l'eau.
Toutes les villes bâties sur ces terrains reposent sur des réservoirs naturels d'eaux, filtrées dans des roches éminemment poreuses. C'est ainsi que les emplacements occupés par les villes de Manchester, Liverpool, Stockport, Macclesfield, Leek, Nottingham , Derby, Wolverliampton , Bir-
* llull. New red undiloneiod parmian «aurces waler Eupplif. Memoiri of Ihe lUIerary and philoiaphical Society of Manchester, ISCI-ISOS. Lemâme, lg:>9'lST0.
mingham, Kidderminster, Stourbridge, ont à la fois les avantages d'un accès facile au charbon, à Teau et à la pierre de construction.
Le volume d'eau que l'on peut extraire des puits est étonnemment abondant.
A Liverpool, la quantité d'eau aspirée de tous les puits, tant publics que privés, peut être estimée à 22 500 mètres, provenant d'une superficie d'environ 51 kilomètres carrés.
A Manchester et à Salford, M. Hull a estimé, en 1863, que soixante et dix puits profonds fournissaient environ 27 000 mètres cubes d'eau par jour. Cette eau, claire et parfaitement adaptée aux usages industriels, correspond à une surface d'environ 17 kilomètres carrés. Les rivières Irwell, Irk et Medlock y contribuent sans doute pour une part par leurs infiltratious.
A Birmingham, sur les 31 000 mètres cubes employés par jour, il y en avant 9000 qui, en 1865, étaient fournis par le new red sandstone.
La présence de l'eau dans celui-ci est non seulement due à la présence de lithoclases et des plans de stratification qui le traversent, comme le savent très bien les puisatiers, mais aussi à sa perméabilité propre, laquelle varie d'un district à l'autre.
On augmente le débit des puits en les approfondissant et en poussant des galeries à partir de leur fond.
Dans le Lancashire, la surface de la nappe dans le grès est faiblement ondulée, et plus haute dans l'intérieur que sur les côtes de la mer.
Au sud des Mendips Hills, les conglomérats sont imbibés d'eau, comme les grès dont il vient d'être question.
Des sources abondantes jaillissent souvent de cette roche, à sa jonction avec les roches paléozoïques imperméables qui lessupportent. L'un des plus remarquables exemples est fourni
ROLE DES LITHOCLiSES SIMPLES. 263
par les sources de Wall-Grange, près Leek, en Stafîordshire, qui produisent par jour environ 15 500 mètres cubes.
lrkuide^ — Le new red sandstone, qui se trouve exclusivement dans le nord-est de Tlrlande, repose sur divers étages de la série paléozoïque et supporte le terrain crétacé et les roches volcaniques miocènes du comté d'Ântrim. Gomme en Angleterre» les roches de cet étage sont fortement aquifères. Toutefois de nombreux dykes basaltiques apportent un obstacle à la circulation des eaux souterraines (fig. 128).
DOWNSNIIIB NIUS
Fig. 128. — Coupe montrant la dispoiition des eaux sonlerraines A Belflist et environs. 1, silurien inférieur où l'eau est fournie par des puits ; T,, grés bigarré (new red sandstone) dont Teau alimente aussi de nombreux puits; T,, marnes iriiées (Iceuper); €«, grés vert supérieur (upper green sand); G,, craie; «, basalte en nappes et nombreux dykes et pointemenls; 6, graviers quaternaires. — D'âpre uno très obligeante communication de M. Edward Hull.
C'est sur ces grès que la grande ville manufacturière de Belfast est construite, et quelques-unes de ses fabriques en tirent une partie ou la totalité de leurs eaux, notamment par le puits artésien de Gromac.
Eaviroiis de lomio, près «éne». — Une formation de calcaires magnésiens triasiques très étendue vers le nord et le nordouest de Loano et toute remplie de fissures et de cavernes, donne naissance à de belles sources qui jaillissent à sa base (voir plus haut, page 46, les figures 22 et 23), au contact des schistes talqueux et des gneiss sous-jacents. On peut citer, par exemple, celle de Boissano et celle de Verzi.
* Hull. Géologie deê environ» de Preseot^ p. 36. — D'après une obligeante oommuiiication de M. Edward HuU.
Terrains paléoz&iqties.
Artois. — C'est du carbonifère que sortent les eaux jaillissantes par les forages qui ont, depuis longtemps, rendu l'Artois classique *.
nines de houille : La Cbap«llo-M»iio>1liin (Soônc-et-Lolre). — LcS
exploitations de houille n'apprennent que trop comment l'eau peut jaillir par les lithoclases qui coupent le grès hoûiller. Nous nous bornerons ici à citer l'exemple des travaux des mines de La Chapelle-sous-Dun*, où, en 1857, les eaux arrivaient abondamment par les failles, recoupées dans la partie nord des ouvrages des puits Marc et Félicité, ainsi que par la couche de grès qui se trouve au-dessous de la couche de houille, dite de Conchalon, et qui a été traversée, par le dernier de ces puits, au niveau de 255 mètres.
I. — Dans le sud-ouest de la Sardaigne, les plus belles sources paraissent au contact du calcaire dit métallifère avec les formations imperméables, schistes siluriens et cambriens. Ce calcaire, privé de fossiles, atteint souvent une grande épaisseur. Les exploitations de gites métallifères qu*il renferme ne sont jamais gênées par les eaux, tant qu'elles restent au-dessus du niveau des vallées.
Parmi les sources de ce genre, nous citerons celles du Gutturu-Pala, de Su-Mannau (fig. 129) et de [Doumsnovas, dont l'altitude est d'environ 180 mètres. Leurs débits movens par minute sont respectivement de 280, 70, 200 litres. La source de Quoquadraxiu (fig. 150j, dans la même région, est
* Garnier. Traité du sondeur,
* Drouot. y^oiice sur les giles de houille de Saône-et-Loire^ p. 311.
ROLE DES LITHOCLASES SIHPLES. 365
le drainage d'une couche calcaire repliée et enchâssée entre des schistes peut-être cambriens.
Les études que l'on a faites, sur la faculté d'absorption des
Behalle des lon^aara. £dielle desMu:aira.
ca'iibrion); [.. schiste siiurie rite de K. Giordsiir.
eaux pluviales par les calcaires de ces régions, en comparant
Echelle des Longueurs, t L J î
Echelle des Naiiteura
Fi|:. 130. — Coupa montrant la pMJllon de ta source S da Oiioquadmiu en Sardilgoe. Ct. eihislei et gréj cambriem, auiquelt sent lubordeimées des couche! calcaires. — D'après M. Giordano.
le volume d'eau de pluie tombée, avec celui des sources, a déjà fourni des données intéressantes et utiles. Le rapport
entre ces deux quantités varie de 0,56 jusqu'à près de 0,50. On perce en ce moment une longue galerie d'écoulement devant servir à la mine de plomb de Monteponi, que le gouvernement a vendue récemment. Cette galerie, de plus de 6 kilomètres, desservira en même temps quelques autres mines latérales, en vertu de la filtration naturelle des calcaires, et au moyen des études susdites, on a pu calculer, assez approximativement, le débit probable de la galerie et par conséquent ses dimensions.
iriABde. — Grâce aux failles et aux diaclases de toutes sortes qui les traversent, les roches paléozoïques de l'Irlande, cambriennes et siluriennes, donnent souvent lieu à des sources. C'est ce qui arrive, par exemple, pour les schistes cambriens et cambro-siluriens. Dans les comtés de Mayo, de Galway et de Kerry, les roches siluriennes inférieures ne sont pas aussi fracturées.
On peut citer', comme donnant lieu à de belles sources, le (fuartz rock on quartzite cambrien à Howth, comté de Dublin, dans les montagnes de Forth, comté de Yexford, dans les montagnes de Bennabeola, comté de Galway, et ailleurs.
Aix-la-GhapeU« et Boreette (B■rtecheld)^ — Âix-la-Chapellc et
Borcette sont situées sur des couches devoniennes qui présentent une série de plis aigus (fig. 131) semblables à ceux que l'on connaît en Belgique. Au contact des calcaires et des couches schisteuses, jaillissent de volumineuses sources chaudes qui manquent, au contraire, dans les schistes et grès, auxquels le calcaire est associé, ainsi que dans le terrain houiller. L'ensemble des sources présente deux alignements
' D'après M. Kinnahan.
s D'après M. I. Beissel. Congrèê des ingénieurs allemands à Aix4a-ChapeUe^ 1876.
RMJ; DES UTHOaASES SIMPLES. 367
évidents (fig. i3â), qui coïncident avec ceux du calcaire.
Fig. 131. — PlM montrant lei irHeuremcoti da couchei devonienti« et cirhoniKrci, qui «ippottCDl Aix-U-ChaiMlle el BurtKbeid. h. cak>ir« detroiiien; !■, tchitlc deionlen lupérieuri I H>. cilciire «arbaoUïre: Bb. groupe bouiller; It* unircM IbermitM loaL rapréMiiUes par l de* point) Doln iapméi «litint dem ilignemenlt pirallÈlss, qui piuent p*r Ai i-li-Clii pelle ' «t Barticbcid) U ligna da coupe Ut coïncide itcc la direction nord-sud. — l'apré* H. 1.
Fi[. 13Ï. ~ Coupe fuitiat la ligne kO, du plan précèdent. Ii. icbiile devonien liin-rieur: le. calcaire deiooien ; 1>, tchjite déironien luperienri Bc. «luire caiboniNrej Hli. groupe bouiller; Ci, lable dit d'Aii-la-Chapellei C>', ublei lerlii C|.'. couibn mameuici cnttacies. — Vapréi H. I. Beiuel.
■!»■'. — Les sources thermales d'Ema sortent de fissures
■ CQmbel. SiUwigtberichIe rfer K. bayer Akad. der WiutnichofUn :ll MSnchm, 1882.
369 ROLE DES LlTUOaASES DE DIVERS ORDRES.
ouvertes, avec une disposition radiale, dans une voûte de quartzite fortement coui-bée, dont le rayon n'est que de 50 à 60 mètres (fig. 155), Pour reconnaître s'il y avait une relation entre les liions métallifères et les sources, il fallut faire un relevé cxactdes allures des coucliesdevoniennes inférieures.
Hk- 133. — Dij|iusilion Kuiiéralc dei sources Uiermiles d'Emi, Q, selle principile de quarliila
eiploilationi de plomb et d'argeal. 0. telle liLénlc «galeiaept de quatliite. — D'iprt* H. Cambel.
ainsi que des nombreuses diaclases qui les traversent. C'est ce que représente la coupe théorique ci-jointe, due à M. Koch (fig. 154).
On voit que le quarlzite forme deux cuvettes dirigées du N.-O. au S.-E. comme la plupart des rides du systèmerhénan : la cuvette des filons métalliques et la cuvette des sources thermales. Ces cuvettes sont séparées l'une de l'autre par la selle des quarizites d'Ems, K son affleurement, la cuvette des filons a 5 kilomètres environ de diamètre et celle des sources I""",**. Cette dernière se relève vers le N.-E.
Des roclics éruptives sont connues dans le voisinage. A deux kilomètres au N.-E. des bains, au village de Kemmenau, parait un petit pointement de basalle. D'autres poinlements basaltiques sont connus dans la contrée. En outre, le trachyte forme deux cônes aigus à Arzbach, au nord de la mine de plomb et de mercure et de plus, il est assez répandu dans le Westerwald.
ROLE DES UTUOCLASES SUIPLES.
Il:
llî
Ir
!ïl