‹ Les Eaux Sulfatées des Pyrénées FrançaisesChapitre 11 sur 40 · ROGUE · texte numérisé non relu

ROGUE

Couzier, ceux du voisinage, ainsi que les bains de la Santé.

érconseil municipal ayant accepté la responsabilité de cette opération, M. Garrigou l’exécuta, et ce qu’il avait prédit arriva. Plusieurs petits étabiissements appartenant à des particuliers furent mis à sec. M. François a fait le captage de toutes les sources supérieures.

Les eaux de l’établissement de Salut sont’ captées dans la roche en place. MM. Garrigou et Genreau, consultés pour savoir s’il était possible d'augmenter le volume de l’eau de cette source, répondirent affirmativement, mais s’opposèrent à tout travail de ce genre dans la crainte de voir la source de Salut, si précieuse pour Bagnères, s’altérer par des infiltrations ou se perer

De nombreux établissements particuliers sont allés dans le cœur de la ville chercher leur eau d’alimentation dans le sous-sol de la vallée, littéralement imbibé d’eau thermo-minérale.

Capvern. — Le calcaire crétacé inférieur aptien fait une sorte de saillie au milieu du plateau de Lanne-

Géologie de la région de Capvern.

mezan, bordé et surmonté de toutes parts par les argiles caillouteuses glaciaires de l’époque tertiaire. C’est dans ce pointement de calcaire aptien que naît la source de

Hount-Caoude, remplissant des creux de la roche, sortes de cavernes dans lesquelles elle arrive par des fractures cachées dans les profondeurs du calcaire.

La source du Bourridé, toute voisine, naît également dans ce même calcaire aptien et au voisinage des schistes albiens. Pour faire le captage de la source et arriver jusqu’à la cheminée ascensionnelle, M. l'ingénieur Perlin a traversé une épaisseur considérable (18 à 20 mètres) d’une masse argilo-caillouteuse dans laquelle existent d'énormes blocs de granit. M. Garrigou a reconnu la un lambeau de moraine glaciaire très ancienne appartenant probablement à une époque tertiaire antérieure à la formation des argiles du plateau de Lannemezan et restée là en place comme témoin incontestable du passage d’un glacier de cette époque.

Les sources sont la Hount-Caoude et le Bouridé. Les

Captage de la Hount-Caoude.

deux sources naissent dans le terrain crétacé inférieur et sont captées directement dans la roche en place. Toutes deux ont un débit très considérable. Elles sont ascendantes,

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Le captage de la Hount-Caoude est fait au moyen d'un chapeau de maçonnerie reposant sur la roche et dans lequel on fait monter la source par sa propre force, jusqu'a son déversoir et à la buvette, dans l’établissement ancien. L’eau de la Hount-Caoude descend de cet établissement au nouveau. Le volume de l’eau est tel, que cette eau minérale même fait mouvoir une pompe qui puise l’eau au déversoir et la monte jusque dans des réservoirs assez élevés pour desservir avec une pression suffisante les douches et l’hydrothérapie, côté dames et côté hommes.

Le captage du Bouridé, traverse un dépôt morainique

Captage du Bouridé.

par le moyen d’une galerie débouchant dans la faille même à travers laquelle monte l’eau, se mélange en temps d’orage aux eaux pluviales, mais en petite quantité.

Labarthe-de-Neste. — Le captage est fait dans les dépôts morainiques tertiaires du plateau de Lannemezan et constitués par des argiles et des granits erratiques.

Labarthe-de-Rivière. — Les sources naissent au pied de petits coteaux constitués par des calcaires compacts

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des assises tertiaires. Assez abondantes, elles sont recueillies dans des réservoirs creusés dans la roche elle-même, où elles arrivent par le suintement de la paroi. Ces captages remontent à l’époque romaine. L'eau est directement puisée dans ces réservoirs par

des machines qui permettent l'alimentation de la buvette et des bains.

Encausse. — C'est du terrain crétacé supérieur que sortent les eaux d’Encausse; elles ont un trajet ascendant et vont, par une faille, naître dans les alluvions du Job. Ces eaux, en équilibre stable avec les infiltrations du Job, gardaient un niveau supérieur à la couche d’eau

Géologie et captage d'Encausse.

de ces infiltrations. Mais il y a une trentaine d’années, on voulut augmenter le débit; ces travaux, comme bien d’autres, démontrèrent qu’on ne doit jamais pratiquer de captages intempestifs dans les terrains meubles, car on risque d’amoindrir le naissant au lieu de l’augmenter. Dans le cas d’Encausse, l’équilibre entre les eaux minérales et les eaux d'infiltration fut rompu, mais les naissants sont restés suffisants pour l’alimentation de l'établissement. L'eau arrive directement dans un grand bassin d’où elle est distribuée.

700 Va

Barbazan. — Les eaux de Barbazan naissent dans le crétacé inférieur qui surmonte le système jurassique et probablement le trias, dans lequel doivent se minéraliser ces sources. Tout l’ensemble secondaire est cassé en deux points : à l’entrée de la vallée de la Garonne

Géologie de la région de Barbazan.

d’abord, puis au pied du pic du Gar, où une faille passant dans la région d’Ore et continuant celle de Siradan a relevé à une hauteur de près de 2,000 mètres les couches crétacées qui à Barbazan sont à peine à 8oo ou 900 mètres d’altitude. Les sources de Barbazan qui sortent du crétacé inférieur, arrivent à la surface aprèsavoir traversé un terrain d’éboulis calcaires fortement cimentés par une pâte calcaire demi-molle que le professeur Garrigou a traversé jusqu’à 22 mètres de profondeur environ, avec la sonde, lorsqu'il faisait le captage des sources Verdier, immédiatement en contact avec la source principale dont elles étaient une émission diluée par les eaux de la nappe phréatique.

Les sources du Saule et du Sureau coulent directement de la montagne dans les réservoirs en maçonnerie; seule, la source du Saule est utilisée, une conduite l'amène à l'établissement pour le service des bains.

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