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La nappe d’eau chaude avant et après la création du canal hydrostatique.
Aulus. — Une fracture a ouvert la vallée du Garbet, laissant à l'Ouest les terrains anciens (carbonifère, dévonien, silurien) et à l'Est, les terrains secondaires. Une roche éruptive des plus remarquables, la Lherzolithe, a profité des failles du terrain secondaire pour arriver à l’état de fusion jusqu’à la surface des montagnes élevées de la région, et est probablement en rapport,
profondément, avec les eaux d’Aulus, qui traversent sans doute des terrains imprégnés de gypse. Ces sources à leur tour déposent du gypse dans certaines fissu-
Géologie de la région d’Aulus.
res de la masse dévonienne, constituée par des alternances de calcaires et de gypses argilo-ferrugineux. Les sources imprègnent toute la montagne de La Coste et
Captage d’Aulus.
coulent dans des cassures largement ouvertes allant, dans certains points de haut en bas et dans d’autres de bas en haut. Le calcaire carbonifère existe sous le terrain dévonien par renversement, d'après M. Garrigou, contrairement aux autres géologues.
RONA
- Les captages des sources de cette station ont été l’objet d’une étude spéciale de la part du professeur Garrigou. Ils constituent d’après lui les captages les plus instructifs de toute la chaîne Pyrénéenne. Il n’y avait jadis à Aulus qu’une seule grosse source, avec des perdants, débitant un volume d’eau énorme, surtout pour une station où l’on buvait partout et où l’on se baignait peu. Quelques suintements existaient dans la montagne, jusqu’à deux cents mètres environ de cette source, à gauche et à droite.
Non protégée par un périmètre officiellement établi, cette source excita l’envie des voisins, et l’on creusa dans la montagne des quantités de galeries pour chercher à enlever la source à ses propriétaires. Une galerie creusée d’une façon très malheureuse dansle terrain dévonien d’où surgit l’eau, a coupé la source au passage, a desséché complètement l’ancien griffon et a donné à sa place une eau dont la composition, ainsi que la température, comme l’ont prouvé les analyses de M. Garrigou, ne sont plus les mêmes qu’en 1863. Cet état de chose persistant depuis 1882, on s’y est habitué et l’on boit actuellement une eau encore très fortement métallisée à laquelle il serait possible de rendre son cours et sa composition primitive.
Audinac. — Les sources sont captées sur une dolo-
Géologie de la région d'Audinac.
DLPNS) Fate mie jurassique du lias. Les captages de la source des Baïins et de la source Louise, sont, paraît-1, correctement faits; ils sont dus a M. François et dateraient de 1849.
Estramer. — Source sulfatée, carbonatée, naissant directement dans les calcaires crétacés et s’échappant d’une grande fissure largement ouverte sur le point d’émergence. La source n’est pas ascendante, elle coule horizontalement et s’échappe simplement dans un ruisseau d'écoulement. Nonutilisée malgré son importance. Elle débite un volume d’eau nonjaugé, mais très considérable.
Ginolles. —-La source ascendante naît dans les terrains jurassique et crétacé, elle traverse les alluvions