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titution intime des eaux sous un jour tout nouveau, et qui concordent avec ce que M. le professeur Garrigou avait déjà établi depuis bien des années, a savoir qu’on ne peut donner une idée exacte de la composition d’une eau qu’en laissant comme résultats définitifs de l’analyse,, les éléments simples (ce que M: Frenkel appelle aujourd’hui les cathions et les anions), en liste et non en combinaison, c’est-à-dire que, d’après M. Frenkel, comme pour M. Garrigou, il n’y a dans l’eau que des acides : carbonique, sulfurique, nitrique, chlorydrique, etc., etc., et de la chaux, de la magnésie, de la soude, du fer, du cuivre, de l’arsenic, en présence les uns des autres et non combinés.
Les calculs par lesquels on fait des combinaisons de carbonate de soude, de chlorure de calcium, de sulfate de magnésie, de chlorure de fer ou de cuivre, d’arsénidtede Soudé etc Etc Sondes pertes de ED n’apprennent absolument rien d’exact sur la composition intime des eaux.
Tous ces élément y sont à l’état libre, individuel.
À côté de ces acides, de ces bases qui constituent la part minérale, on trouve des gaz:
Oxygène, azote, argon, hélium, acide carbonique, néon, kripton, métargon, xénon, monium.
Outre ces éléments, les eaux sulfatées contiennent, comme toutes les autres eaux, des matières organiques: en 1799 Vauquelin après l’avoir trouvée dansleseaux de Plombières, découvre dans les eaux d’Ussat une matière organique analogue à l’albumine ou la gélatine ; M. Salaignac trouve dans les eaux de Cambo, une matière grasse, soluble dans l’éther et une autre insoluble ; M. Ganderax avait trouvé à Bagnères-de-Bigorre trois matières organiques : 1° une matière résineuse ; 2° une Substance extractive végétale ; 3° une substance végéto-animale.
Ossian Henry, dans les eaux de Siradan, a découvert une matière organique dérivant de l’humus et un principe ammoniacal.
Et
En 1873, M.le professeur Garrigou découvre, dans les eaux d’Ax, une substance organique dialysable; et une autre substance organique indialysable; il constate le même fait dans de nombreuses analyses, notamment à Capvern. Ces matières organiques se retrouvent dans toutes les eaux; M. le professeur Garrigou a émis l’hypothèse qu’elles devaient jouer un rôle appréciable dans l’effet thérapeutique qu’on doit à ses eaux. Malgré les difficultés inouïes qu’il y a à analyser ces matières, notre maître a posé des bases certaines pour leur étude, et tout récemment le docteur Poisson utilisait ces méthodes pour l’étude de l’eau de Thil.
Nous arrêtons là ces considérations générales sur la composition des eaux sulfatées et nous donnons une série d'analyses des sources types, des sources les plus importantes ou des sources encore peu étudiées.
Toutes les quantités d'éléments indiquées se rapportent à un litre d’eau.
A côté des eaux sulfatées, certaines stations ont encore d’autres ressources importantes, telles que les boues minérales. Les boues thérapeutiques ont trois origines : Les unes sont constituées par un sol perméable traversé par des sources leur abandonnant à la longue leurs principes minéralisateurs ; les autres ont pour base un limon déposé sur des griffons d’eau minérale. Ces deux sortes de boues sont désignées par le nom de limon minéral. Une troisième variété, appelée limon végétal, est le produit d’une flore thermale se développant à la surface ou dans la profondeur de quelques eaux hyperthermales lorsqu'elles sont exposées à l’ac-
-tion des rayons solaires.
Les stations de boues minérales peuvent être divisées en deux classes distinctes. Dans les unes, l’eau minérale traverse un terrain poreux, plus ou moins sablonneux, tourbeux, recouvert par des matières organiques. Une multitude de filets d’eau minérale délayent la couche superficielle du sol et constituent une boue
JN'bGtEs qui, débarrassée des corps étrangers, est placée dans des piscines où arrive l’eau minérale. Barbotan est le type des stations de ce genre.
Dans les autres, le sol à travers lequel émergent les griffons est colmaté à la longue par les dépôts limoneux venus de ruisseaux ou de fleuves.
Aux bords de l’Adour, à Dax et à Préchacq, jaillissent de nombreuses sources sur lesquelles se dépose le limon adourien. Pour qu’il devienne une boué médicinale, il doit subir, en présence des sources chaudes, l’influence de la lumière. Sous cette action, il se développe une flore thermale abondante. Ce sont des conferves et des algues qui donnent pour ainsi dire la vie au limon minéral et le transforment en une tourbe vivante, onctueuse et noire.
Le Congrès de 1882, à Dax, a été très utile à la question des boues médicinales, question qui y a été savamment discutée par MM. Serres, Thore et Garrigou.