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déjà dit, à l'union de la montagne et de la plaine ; les sources chlorurées, dans des régions intermédiaires.
Remontons une vallée, comme celle de Luchon, par exemple, nous voyons, dans le bas de la vallée, au niveau de Labarthe-de-Rivière, des eaux salines simples (terrain tertiaire) ; au niveau de Barbazan et de Siradan, des eaux salines sulfatées (terrain secondaire) ; à Salles et Cazarilh, des eaux ferrugineuses (terrain de transition); enfin, à Luchon, des eaux sulfurées chaudes (granit).
Si l’on étudie une chaîne de montagnes avec roches cristallines, plutoniques et volcaniques visibles, on ne tarde pas, dit M. François, a remarquer que les eaux de même nature sont groupées de la même manière que les roches éruptives ; on observe également que pour des eaux d’une nature déterminée le voisinage de certaines roches y introduit des matières propres à d’autres eaux thermales dont cette roche est congénère.
C’est ainsi que les sources sulfatées, qu’elles naissent du silurien, du trias ou du jurassique, sont presque toujours connexes de massifs ophitiques. Cette relation entre les dépôts d’ophite et les sources sulfatées a été surtout mise en évidence par Dufrenay et par François. L’ophite forme des amas irréguliers au milieu de sédiments de toute nature. L'apparition de ces roches paraît se rapporter à la période des premières formations crétacées pour aller jusqu’au miocène. D’apparence granitoide, composée d’éléments basiques magnésiens qui présentent comme variétés la diorite, lamphibole et la lertholite.
Souvent décomposées en terre jaunàtre, ces roches sont presque toujours accompagnées par des argiles vertes ou rouges, très riches en gypses cristallisés. On y trouve également du fer, du sel gemme, du quartz et même de l’épidote. |
Les sources sulfatées qui doivent particulièrement nous occuper sont disséminées en assez grand nombre
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Id dans toute l’étendue de la chaine des Pyrénées. On en Trouve quelques-unes qui prennent directement naïissance dans le terrain triasique et plus particulièrement dans les marnes irisées. Tels sont les gisements de Suberlaché, de Siradan et de Sainte-Marie.
Mais, dans la plupart des cas, les sources sulfatées émergent de terrains plus récents que le trias, principalement du jurassique ou du crétacé. Mais cette émergence en plein terrain crétacé n'empêche pas les sources de venir du trias; c’est ce que l’on constate à Bagnèresde-Bigorre, où un peu en arrière des sources le col du mont Bédat met à jour des roches caractéristiques, des marnes irisées ainsi que des gîtes d’ophite.
À Capvern, les sources de Hount-Caoude et fe Bouridé, ainsi que la source de Labarthe-de-Neste dépendent de pointements triasiques et ophitiques situés près d’Avezac.
À Siradan, Sainte-Marie, les affleurements triasiques se prolongent vers Moncaup et Arguenos au pied du pic de Gars, et rendent compte de l’existence des nombreuses sources sulfatées, calciques et magnésiennes de.Barbazan, Labarthe-de-Rivière, Encausse, Couret, Gantiés:eét'Saleich.
Puis, à partir de la vallée du Salat, en allant vers l'Est, le trias apparaît avec ses trois termes. M. l’abbé Pouech l’a décrit, reposant sur des grès permiens, vers le Sud et recouvert, vers le Nord, par l’infralias. Puis, de Saint-Girons il constitue des coteaux en allant vers Foix, par Primont, Castelnau, Labastide-de-Sérou, et nous avons pu nous rendre compte de l'importance qu'ont les assises triasiques sur cette étendue de terrain longue de plus de 30 kilomètres.
Au nord-est de Saint-Girons, à quatre kilomètres dans la commune de Montjoy, la source d’Audinac émerge de cette bande. \
A trois kilomètres au sud de Tarascon, dans la vallée de l'Ariège, se trouve Ussat; les sources émergent de
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l'important massif de calcaires jurassiques, mais non loin de là, dans la vallée d’Arnave, à quatre kilomètres d’'Ussat, paraissent les marnes irisées contenant d’importants amas de gypse.
En comparant les gisements des Alpes et des Pyrénées, M. Jacquot dégage l’idée générale que, dans les Alpes, les gisements triasiques sont plus riches en chlorures, tandis que dans les Pyrénées ce sont les sulfates qui dominent. Seules, les eaux de Contréxeville, se rapprochent de celles des Pyrénées.
Dans les Corbières, Îles sources naissent presque toutes dans les marnes irisées ; dans la vallée de Sougraine, on constate les assises les plus caractéristiques de l'étage supérieur du terrain Keupérien, plusieurs sources émergent en ce point ; les eaux de Ginolles, naissent d’une bande analogue, ainsi que celles de Rennes. La source de Foncirgue est en plein terrain nummulitique. La Chalosse, située a une grande distance de la chaine, est formée par de grandes rides crétacées et nummulitiques, accompagnées par des pointements de terrains triasiques; et ces pointements, entrecoupés de failles, expliquent le grand nombre de sources dans cette région. Les sources de Dax prennent toutes naissance dans la partie nord de la ville, le long de l’Adour. Elles suivent, sur un kilomètre, le cours du fleuve, Est-Ouest, puis on rencontre le massif ophitique ; les marnes irisées ne paraissent que par lambeaux.
Dans Ia partie septentrionale du département du Gers naissent des sources qui constituent un groupe au nord du Béarn et de la Chalosse qui se rattache à la chaîne pyrénéenne. Aux abords du pointement crétacé de Lavardens, naissent les sources de Castera-Verduzan, du Masvia et de Lavardens. Dans le vallon de Luby, naissent celles de Barbotan.
Toutes ces sources sont situées le long d’une grande ride crétacée de 75 kilomètres de long, étendue de
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Roquefort a Lavardens. La région se présente sous la forme d'un plateau découpé par une série de vallées disposées en éventail.
La constitution géologique est des plus simples, la puissante assise de marnes lacustres qui s’étend à la surface du haut Armagnac est profondément ravinée vers l'Ouest par les sables et les calcaires de la molasse.
C’est dans la profondeur qu’il faut chercher la raison d’être de ces sources, et la ligne selon laquelle elles sont disposées, peut faire soupçonner d’importants pointements triasiques.
À Thil, les eaux naissent dans le miocène supérieur.
Pour arriver à leur émergence, les eaux sulfatées suivent, dans les entrailles de la terre, une marche ascendante ou descendante, c’est-à-dire qu’elles viennent des profondeurs de la croûte terrestre oude la surface. les premières sont généralement chaudes, les Autrestmsontuiromdes -Laïmanière dont sevformeéentrles Sources nouliatéestexpliquerquencesteauxetirentuieur origine d’un centre particulier de la série des dépôts qui forment l’épaisseur de la croûte terrestre.
L'étude des sources sulfatées est chose facile à faire, Car les eaux de cette espèce y sont relativement rares. Les substances sulfatées que les eaux trouvent à entamer et à dissoudre dans les profondeurs du sol primitif, sont limitées. C’est à peine si dans toute la longueur de la chaîne pyrénéenne on rencontre, dans les terrains de transition, un ou deux gisements de gypse magnésien. C’est donc aïlleurs qu’il faut chercher la véritable origine des eaux sulfatées, surtout des eaux sulfatées fortes et ascendantes, et nous avons vu dans quels terrains s’en font les gisements. Mais, parmi les eaux pauvres en acide sulfurique, il en est cependant pour lesquelles on doit faire la classe des eaux sulfatées faibles. Parmi ces eaux, il en est qui sont plus intéressan-
tes que les autres et dont nous devons dire un mot; ce sont les eaux qui, primitivement sulfatées à doses faibles, deviennent sulfurées dans les profondeurs, et redeviennent sulfatées par suite de circonstances particulières. En voici l'explication : les eaux météoriques de la surface s’infiltreraient peu à peu par capillarité, dans l’épaisseur de l’écorce terrestre, en y dissolvant une certaine quantité de substances, parmi lesquelles les sulfates et diverses matières organiques. Descendant dans les profondeurs, elles arriveraient, toujours capillairement, à un niveau tel, que les températures et les pressions qui y règnent et dont nous ne nous faisons qu’une idée inexacte, transformeraient les sulfates en sulfures en les désoxydant. Ces eaux, ainsi transformées, nous reviendraient, grâce à un phénoméne physique de pression que nous n’avons pas à étudier ici, pour subir, à la surface du sol et au contact de l’air, une transformation nouvelle, qui ramènerait par oxydation les sulfures à l’état de sulfates et redonneraient ainsi à l’eau sa composition primitive.
Nous avons vu les véritables eaux sulfatées fortes réparties dans les terrains secondaires. En effet, les grands dépôts de sulfates alcalino-terreux ont surtout été produits dans les premiers temps de la période secondaire. C'est à la base du lias, dans les trias, qu’existent ces dépôts. Les recherches de Virlet, de Magnan, de M. Garrigou et plus tard de M. le professeur Dieulafait, l’ont mis hors de doute, pour les Pyrénées. C’est en traversant les couches de ces dépôts que les eaux dissolvent les quantités considérables de sulfates de chaux et de magnésie qui leur font donner avec raison, le nom de sources sulfatées.
Aux points où le trias est profondément placé, les eaux sont chaudes; si, au contrare, par suite des évolutions géologiques et des dislocations de la croûte solide du globe, le trias se trouve en un point élevé de cette croûte, les eaux sont froides.
NE Les eaux provenant des terrains tertiaires et récents (Labarthe-de-Neste, Montaigut-Ségla), sont sulfatées légères:
Dans les localités de la plaine où le gypse fait partie des terrains constituant le sol ou le sous-sol (Castelnaudary, Mas-Saintes-Puelles) et dans celles où le terrain, sans être gypseux est cependant assez sulfaté, les eaux d’alimentation des fontaines, se ressentent toujours de la présence de ce produit minéral qu’elles dissolvent avec une si grande facilité.