‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 109 sur 397 · Ibid. 1782, p · texte numérisé non relu

Ibid. 1782, p

10. On peut voir une reproduction de ce meuble dans un des albums de la Bibl. des Arts décoratifs, 339, 2.

11. Catalogue of the Jones Bequest in the South Kensington Muséum, London, 1882, p. 62, n° 574 (Repr. dans le Portefeuille des Arts décoratifs, pl. 362).

Pierre Denizot, on peut citer encore un bureau à cylindre en bois satiné provenant du château de Chevrette, près Villeneuve-Saint-Georges \ un secrétaire en marqueterie à dessins de vases, fleurs et oiseaux que possédait M. T. Broët1 2 (planche XVII), et un autre beau secrétaire en acajou, acquis par M. W. Massey-Mainwaring à la vente des collections d’Hamilton Palace3.

DENOTTE (Jean), menuisier à Tours, reçu maître le n avril 1753, fut élu juré de sa communauté en 1759, et se vit encore attribuer les mêmes fonctions en 17 66 et 1775. Durant plus de trente années, il exploita, sur la paroisse Saint-Etienne, un des principaux ateliers de la ville. Denotte ne se bornait pas à confectionner des meubles usuels en bois du pays; il occupa chez lui de bons marqueteurs, comme les Allemands Pierre Pill et Gaspard Rœtters4 5.

DEPLAYE (Pierre-Edme), devenu maître menuisier-ébéniste à Paris le 31 mai 1786, habita tour à tour les rues Saint-Anne, du Mont-Blanc et d’Hauteville jusque sous le Consulat s. Il semble avoir fabriqué spécialement des bois de sièges en acajou6.

DERNY, maître tourneurà Paris, rue aux Ours, était fournisseur attitré de la Couronne sous Louis XV7. Avec des chaises garnies de paille et d’autres ouvrages ordinaires ressortant de son métier, il livrait au Garde-meuble des pièces plus artistiques, soigneusement ébauchées pour la sculpture, telles qu’une bergère à banquette formant lit de repos, et une console de salle à manger destinée à porter une fontaine. Sur le terme de sa carrière, il entreprit la menuiserie de vingt-quatre magnifiques guéridons de bois doré qui devaient orner la Galerie des glaces au château de Versailles. Douze de ces piédestaux étaient surmontés par des vases de fleurs et les douze autres par des figures allégoriques de grandeur naturelle. Derny se chargea de les profiler au tour, avant de les remettre aux sculpteurs Pierre-Edme Babel et Toussaint Foliot. Il mourut en 1769, pendant l’exécution de ce travail. Sa veuve resta attachée au service du Garde-meuble jusqu’en 1778 8 ; elle céda ensuite la maison au tourneur Maucourant.

DESFORGES (Jean), maître ébéniste à Paris, exerçait rue du faubourg Saint-Antoine en 1739 9. On le suppose de la même famille que le marqueteur Denis Desforges qui avait collaboré aux travaux de Boulle I0.

DESFRICHES. Voy. Défriché.

DESGODETS (Claude-Joseph) débuta vers 1740 comme ouvrier libre rue du Faubourg Saint-Antoine, au coin de la rue Saint-Nicolas. Il produisait de belles boîtes d’horloges dont il commandait les bronzes à des fondeurs renommés, comme J. -J. de Saint-Germain, auteur de la pendule de l’Enlèvement d’Europe qui est au Louvre. En 1745, Desgodets porta plainte contre

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