‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 110 sur 397 · Id. Y. 15596, 12 fév · texte numérisé non relu

Id. Y. 15596, 12 fév

10. Cf. Sentence et arrêt rendus contre A.-C. Boulle âu profit de ses ouvriers, 168 /, publiés par J. Guiffrey dans les Nouvelles Arch. de l'Art fr., 1881, p. 316 et suiv.

son confrère Goyer qu’il accusait d’avoir pillé ses modèles d’ornements '. — Après sa réception à la maîtrise, le 17 novembre 1 7491 2 3 , il demeura rue des Vieux-Augustins. Sa maison est mentionnée dans Y Almanach des Bdtimens jusqu’en 177 6.

DESHÊTRES (Jacques), menuisier en meubles, passé maître à Paris le 12 juin 1747 5, se consacra dans le quartier de la Villeneuve à la fabrication des bois de sièges 4. Il mourut avant la fin du règne de Louis XV.

DESIER. Voy. Dester.

DESJARDINS (Pierre), menuisier-ébéniste du Roi à la manufacture des Gobelins, obtint ce titre en 1767 s. Ses fonctions lui attribuaient le privilège d’acquérir la maîtrise sans frais, faveur dont il usa le 14 janvier 1 774 6 7. Trois ans plus tard, Desjardins se fit nommer garde des bâtiments de la manufacture, place qui lui rapportait 600 livres de gages et un habillement de cérémonie en drap bleu à galons d’argent 1 . Il avait cessé de vivre en 1782.

DESORMEAUX (Louis), maître menuisier à Versailles, établi rue Royale entre 1772 et 1777, travaillait à la fois pour la construction et le mobilier8.

DESPEAUX (Augustin), ébéniste-tourneur à Paris, exploitait sous la Révolution, rue de la Roquette, une fabrique et un magasin d’ « ouvrages creusés en acajou massif », tels que des coffresforts, boîtes à déjeuner, nécessaires de voyage, etc. 9. Sa maison paraît avoir disparu vers 1806.

DESTER (Godefroy), reçu maître à Paris le 27 juillet 1774 10, exerça rue du Faubourg Saint- Antoine au moins jusqu’en 1790 !I. Les pièces d’archives ne m’ont fourni sur lui aucun autre détail, mais les nombreux meubles signés de sa marque G. DESTER attestent que cet ébéniste dirigeait une maison florissante, dont le succès se justifiait par son goût et son talent. Il produisit surtout des meubles légers, d’une charmante finesse. Notre planche XVII représente un petit secrétaire, pour la construction duquel il employa des panneaux de citronnier moiré, offrant une jolie tonalité vieil-or que relèvent des filets en bois de rose. On peut rapprocher de cette pièce un bureau de dame, à mosaïques de citronnier et d’érable teint, qui parut à la vente du baron L. d’Ivry I2. Les collections de San-Donato renfermaient, du même auteur, une petite bibliothèque vitrée provenant de la chambre de Voltaire au château du marquis de Villette I3. Comme autres exemples de ses œuvres, il suffira de mentionner un bonheur-du-jour, en marqueterie à décor d’ustensiles, que possède Mme la comtesse de Malherbe, et une gracieuse commode en laque de style chinois qui se trouve chez le comte d’Oilliamson, au château de Fontaine-Henry, dans le Calvados.

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