‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 113 sur 397 · Id. Y. 14108, 30 sept · texte numérisé non relu

Id. Y. 14108, 30 sept

13. Renseignements communiqués par M. E. Fleur, bibl. adj. de la Ville de Metz, et le comm1 Gélinet, arch. municipal. — Gournay, ouv. cité. Paris, 1789-1790, p. 463.

DITZINGER (Gustae-Adolf), ébéniste suédois, éléve de Georges Haupt, gagna la maîtrise à Stockholm en 1788, ayant présenté pour chef-d’œuvre un bureau à cylindre surmonté d’une armoire. 11 mourut au mois de mars 1800 h Une petite table en marqueterie, qui porte sa signature manuscrite : G. A. Ditzinger , fait partie du mobilier royal de Suède au palais de Stockholm.

DOIRAT (E.) florissait en France, probablement à Paris, vers le début du règne de Louis XV. Son estampille figure sur une gracieuse commode de style Régence, en mosaïque de bois violet à compartiments quadrillés, qui se trouve dans la collection Dutuit au Petit-Palais des Beaux-Arts. Parmi les ouvrages du même auteur, on peut citer une commode de bois satiné, garnie de bronzes dorés à rocailles, mascarons et dauphins, ayant appartenu à l’ancienne collection Charles Stein 1 2.

DOMAILLE (Henry-Gilles), reçu maître menuisier-ébéniste à Paris le 7 octobre 1778, exerça rue Verte, dans le quartier du Temple, durant une dizaine d’années 3. Le marquis de Gouffier fut un de ses clients4.

DORAT. Voy. Doirat.

DOURLET (Roland), l’un des Vainqueurs de la Bastille, né à Rocroy vers 1740, était un ancien soldat devenu menuisier-ébénisteau faubourg Saint-Antoine5. En 1792, il reprit du service comme gendarme, puis passa dans les vétérans sous le Directoire 6. A cette époque, un de ses fils était fabricant de meubles boulevard Poissonnière7; un autre, qui obtint le grade de capitaine, fut tué à Saint-Domingue.

DOYEN (Toseph), maître ébéniste à Paris, rue du Temple, se suicida le 19 août 1743 8.

DROUILLY (Claude-François), menuisier en meubles, fit enregistrer ses lettres de maîtrise à Paris le 27 juillet 1748 9; il résida ensuite pendant une vingtaine d’années rue de Charenton, « au-dessus de celle de la Planchette » I0. On lui doit de bons sièges Louis XV en noyer sculpté, qui portent la marque C. F. DROUILLY.

Un ouvrier en chaises, de la même famille, Pierre-Philippe, né à Paris en 1760, prit part à l’insurrection du 14 juillet 1789. Il abandonna ensuite sa profession pour le métier des armes. Canonnier volontaire en 1791, puis gendarme, il fit campagne en Vendée avec le grade de capitaine, et fut blessé le 17 juillet 1793 au combat de Vihiers, où il s’était montré, au dire de

1. Dr J. Bottiger. Kungl. Hofschalullmakaren och Ebenisten Georg Haupt. Stockholm, 1901, p. 55, 56, 67, 119.

2. Vente à Paris, mai 1 886, no 380. — Cf. H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. II, p. 231 (sous le nom de « F. Dorât »).

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