‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 112 sur 397 · Arch, nat. O · texte numérisé non relu

Arch, nat. O

18. Renseignements communiqués par le commandant Gélinet, arch. mun., et par M. E. Fleur, bibl. adj. de la Ville de Metz.

le signale comme un notable fabricant de meubles qui produisait des ouvrages de marqueterie destinés surtout à l’exportation \

DIETLER (Johann-Heiniuch), marqueteur et sculpteur allemand, naquit à Brême où il fut baptisé le 27 février 1701. Après avoir travaillé à Neuwied-sur-le-Rhin, — qui était alors, comme de nos jours, un des principaux centres de l’ébénisterie en Allemagne, — il se mit sous les ordres de l’architecte J. -J. Schacht, que les chartreux de Mayence avaient fait venir de Hambourg pour exécuter les stalles de leur église. Ces stalles ont été transférées depuis dans la cathédrale de Mayence. En noyer sculpté, partiellement dorées et ornées de petites peintures représentant des sujets religieux, elles portent de riches incrustations en bois de couleur dans le genre des marqueteries hollandaises. Une vingtaine d’artistes et d’artisans furent employés à cette œuvre importante qu’ils terminèrent en 1726. Schacht partit alors pour Vienne, emmenant avec lui la plupart de ses collaborateurs ; mais Dietler, qui venait de se marier à Mayence, resta dans cette ville et continua de s’y adonner à l’ébénisterie d’art.

DIEUDONNÉ, famille parisienne de menuisiers en meubles, dont le premier représentant connu, Étienne, fut juré de sa corporation de 1738 à 1740 1 2 3. — Charles, fils du précédent, exerçait rue de Bourbon-Villeneuve en 1749 4 5. — Étienne II, probablement frère de Charles, fit enregistrer sa maîtrise le 27 juin I740s et s’installa rue de Cléry. Il faisait des bois de lits et de sièges en collaboration avec les sculpteurs Charles Regnier et François Boudoux 6, tous deux membres de l’Académie de Saint-Luc. Ses ouvrages sont signés : E. DIEUDONNE. On a vu de lui une minuscule chaise Louis XV, garnie de canne, dans une collection d’anciens jouets et meubles d’enfants dispersée à l’hôtel Drouot le 9 mars 1918. — Cet artisan eut pour successeur son fils Claude, né en 17397, reçu maître le 30 mai 1765 8, et dont la marque C. DIEU- DONNE se rencontre sur des jolis sièges de style classique. Après sa mort, survenue vers 1780, l’établissement passa sous la direction de sa veuve, Pétronille Vinatier, qui fit faillite quelques années plus tard 9. — Étienne III, frère cadet de Claude, gagna la maîtrise le 27 août 1768 10 comme menuisier-ébéniste ; il confectionnait des commodes ordinaires et des chaises de garderobe ".Après avoir résidé rue Geoffroy-Langevin I2, il transporta son atelier rue Saint-Dominique, paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas, d’où il avait disparu en 1785.

DIMANCHE (Henry), né à Metz le 15 mars 1759, est cité dans le Tableau général du Commerce parmi les principaux ébénistes de cette ville vers la fin du règne de Louis XVI. Il y travaillait encore, rue Mazelle, en 1797 ,3.

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