Id. Rapports, cart. 20, 12 pluv. an III
8. Id. Livres de Commerce. Reg. 3930. Journal du tap. Benoist, an XIV.
lippe de la Salle'. Deux précieux fauteuils de Dupain, ayant fait partie de l’ancien ameublement de Marie-Antoinette, furent présentés à l’Exposition des Arts décoratifs en 1882 par Mme la vicomtesse de Janzé, née Choiseul-Gouffier. A la vente du vicomte J. de Bryas, en avril 1898, on voyait du même auteur un riche mobilier de salon, comprenant deux canapés et six fauteuils, dans le style transitoire Louis XV à Louis XVI (planche XXI).
DUPERRON, maître et marchand tabletier, qui tenait boutique à Paris, rue des Arcis, sous l’enseigne parlante du Cardinal Dupcrron, succéda en 1783 à son confrère Macré comme fournisseur ordinaire du Garde-meuble1 2. Parmi les ouvrages qu’il livrait pour le service du Roi, on remarque des boîtes de marqueterie garnies de jetons, des damiers et tric-tracs plaqués d’ivoire, des tables à jeu de diverses sortes, en bois de rose et en acajou, avec des ornements dorés d’or moulu. A la mort de sa femme, en 1 789 3, Duperron se retira des affaires. Son fils, qui prit la suite de son commerce, continua d’être employé par la Couronne jusqu’à la chute de la Monarchie 4 5.
DUPONT (Jean-Pierre), menuisier en meubles à Paris, fit enregistrer ses lettres de maîtrise le 14 mars 1769 s. Il exerçait rue de Lappe6, d’où il disparut vers le commencement du règne de Louis XVI. Ses travaux sont signés J. P. DUPONT en petites lettres. J’ai relevé cette marque sur une bergère à oreilles d’un dessin très gracieux et d’une belle facture.
DUPRÉ (Denis), menuisier à Chantilly, fournit des sièges ordinaires pour le service du prince de Condé au château de cette ville, en 1764 et 1765 7.
DUPRÉ (Jean-Auguste), menuisier en meubles à Paris, né en 1707 8, reçu maître le 27 août 1743 9, avait son atelier rue de Lappe10.
DUPRÉ ou DUPREZ (Pierre), ébéniste parisien, né en 1732, mort le 26 novembre 1799 ". Fils d’un compagnon menuisier et neveu d’un sculpteur du Roi I2, il usa d’abord des franchises du faubourg Saint-Antoine pour s’établir comme artisan libre dans la Grande rue de ce faubourg, près de la Forge royale. En 1765, il reçut la visite des jurés de la corporation, qui reconnurent ses ouvrages « fabriqués en bons bois et sans aucune défectuosité 13 ». La maîtrise lui fut conférée l’année suivante, le 17 décembre 1 766 1 4. Après avoir travaillé jusqu’à la Révolution, cet ébéniste se retira rue Lenoir, où il termina ses jours. Le catalogue de la vente Th..., qui eut lieu à Paris en mars 1908, signalait la marque DUPRE sur un secrétaire à hauteur d’appui, en bois de placage, datant de la fin de l’époque Louis XV.
1. Carie Dreyfus, Musée du Louvre. Mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, 2e éd. [1922], n° 234. — Id. Documents d’Art. Le Mobilier français. Ep. Louis XVI, planche 49.