Annonces, Affiches et Avis divers, 1771, p
le marchand Lazare Duvaux lui acheta six commodes en acajou massif pour Mme de Pompadour au château de Crécy1. Après avoir passé maître le 24 juillet 1759 2 3, Fermet s’établit rue de Seine, et vivait encore à la fin du règne de Louis XV ?. Cet ébéniste fut un des premiers en France à produire des meubles d’acajou, qu'il garnissait parfois de cuivres argentés4.
FERRÉ, menuisier parisien, est cité en 1728 et 1729 dans le livre-journal du tapissier Courteille, pour des fournitures assez importantes comprenant des bois de lits, de sièges et d’écrans, parmi lesquels deux bergères destinées à la marquise de Montboissier 5.
FEUERSTEIN (Joseph), né en 1733 à Bregenzerwald 6, dans le Tyrol bavarois, vint de bonne heure exercer la profession d’ébéniste à Paris et y passa maître le 29 avril 1767 7. Il habitait rue du Faubourg Saint-Antoine, «en deçà des Enfans-Trouvés » 8, produisant des meubles précieux en bois de placage et en acajou, qu’il ornait de bronzes dorés par Habert9. Après 1790 IO, il cessa son industrie sans quitter sa demeure, où il mourut le 30 novembre 1809”. — Cet habile artisan, qui signait I. FEVERSTEIN, est l’auteur d’une belle commode en mosaïque à rosaces ayant figuré dans la collection de Mme la marquise de Ganay, née Ridgway I2. Mme la duchesse de Brissac possède de lui une autre commode de la fin du temps de Louis XV, décorée de marqueteries originales représentant des emblèmes astronomiques (planche XXI).
Un ébéniste de la même famille, Jean-Philippe Feuerstein, né à Bregenzerwald en 1749 *5, reçu maître à Paris le 22 juillet 1785 M, exploita un atelier rue Saint-Nicolas avec son frère Georges. Tous deux prirent part au siège de la Bastille I5.
FIEDLER (Johan-Christian), menuisier d’art et marqueteur allemand, florissait à Gœrlitz en Silésie dans la seconde moitié du xvme siècle l6. On prétend qu’avant de s’établir, il avait travaillé en Angleterre. Nommé ébéniste de la cour de Prusse sous Frédéric le Grand, il obtint confirmation de ce titre par lettres patentes de Frédéric-Guillaume II en septembre 1786. La même année, Nicolaï publia sa Description de Berlin et de Potsdam, où il consacre quelques mots à cet artiste dont il vante le talent pour les marqueteries à figures. Le seul ouvrage de Fiedler identifié jusqu’à présent se trouve au musée d’Art industriel de Hambourg. C’est une grande « scribanne », genre de meuble alors fort répandu en Allemagne, servant à la fois de commode, de secrétaire et d’armoire. Par ses formes mouvementées, cette pièce se rattache encore au style rococo, mais sa décoration est conçue dans le goût classique. Les marqueteries, fortement
1. L. Courajod. Livre Journal de Lazare Duvaux 1748-17^8, Paris, 1873, t. Il, p. 171 .