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maître fabriquait surtout des meubles de fantaisie, qu’il garnissait de cuivres fondus chez Leriche, place de la Bastille, et dorés par Jean Lantru, rue du Vieux-Colombier. Mais la prospérité de sa maison fut de courte durée. Moins de cinq ans après son mariage, en février 1772, Evalde perdit sa femme et, à partir de ce moment, le désordre se mit dans ses affaires. Dix-huit mois plus tard, il était perdu de dettes. Pour échapper à ses créanciers qui le menaçaient d’une contrainte par corps, il prit le parti de s’enfuir à l’improviste le 4 août 1774, emmenant sa petite-fille, avec laquelle il disparut pour toujours. Il abandonnait chez lui une quantité de marchandises qui comprenaient notamment des bibliothèques de voyage en bois de noyer, plusieurs bureaux à tambour en bois de rose, une petite table à café en acajou, et une curieuse « theyière » de même bois, à couvercle et tiroir, sur des pieds de griffon. Dans son magasin figuraient aussi des meubles de marqueterie décorés de paysages ou de fleurs. On a relevé son estampille M. B. EVALDE sur quelques pièces de cette dernière sorte, habilement traitées dans un goût un peu mièvre.
EVRARD (Gaspard), maître ébéniste à Paris, résidait rue Ventadour, vis-à-vis l’hôtel de Pontchartrain, en 1728, quand il déclara la mort de son beau-père, le menuisier Guillaume Gosselin, entrepreneur des bâtiments du Roi '. En 1743, il fut créancier de la succession de son confrère Burgevin \ I! habitait alors rue Saint-Dominique.
ABRY (la veuve) tenait un atelier d’ébénisterie à Paris vers la fin du règne de Louis XVI. Elle exécuta des tables et des rafraîchissoirs en acajou pour les marchands Frost et Colombet, rue Croix-des-Petits-Champs 5.
FAIZELOT-DELORME. Voy. Delorme.
FALCONET (Pierre), maître menuisier en meubles à Paris, né en 1683 4, exerça rue de Cléry, sous l’enseigne de la Fidélité , entre 1738 et 1750 s. Il eut pour successeur son fils Louis, qui obtint des lettres de maîtrise le 9 septembre 1743 et mourut vers 1775 é. La veuve de ce dernier conserva la maison jusqu’en 1782 7. On doit à leur atelier de remarquables ouvrages signés FALCONET. J’ai vu cette empreinte sur deux grandes bergères en confessionnal, de style Régence, munies de joues démontables se fixant par des écrous, qui se trouvaient il y a quelques années chez M.M. Parguez-Perdreau. — Mme la comtesse Henri de Gontaut-Biron
1. Arch. nat. Y. 11147, 11 avril 1728. Bilans, cart. 42. Bilan du me et md ébéniste J. -F. Coulon,
2. Id. Y. 1 1 1 6 1 . Scellés, 2 juillet 1743, 25e opp. (1774).
3. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg 2278. 7. Arch. de la Seine. Ibid., cart. 47*. Bilan du tap. J. -B.
4. Arch. nat. Y. 12394, 3 mars 1741. David, ierdéc. 1778 : « Mme Vve Falconnet, menuisière à la Vil-
5. Id.Y. 14063, 10 déc. 1738; Y. 9523, 15 sept. -31 déc. 1749. leneuve, à la Fidélité, 2261 liv. » — Liste générale des Mcs Men.-
6. Id. Reg. des Maîtrises, Y. 9325. — Arch. de la Seine. Ebén. de Paris, 1782.
possède un bel écran de Falconet fils, richement sculpté d’acanthes, lauriers, fleurettes et pommes de pin, avec un fronton à volutes couronné d’une grenade; ce meuble fut exécuté vers la fin du règne de Louis XV pour le baron Ogier d’Ivry au château d’Hénonville. Parmi d’autres pièces intéressantes frappées de la même estampille, on peut citer un siège en gondole ayant figuré dans l’ancienne collection de M. Jean Périer, de l’Opéra-Comique1, et un mobilier de salon Louis XVI qui appartenait avant la guerre àM. H. de Mumm2.
FAROY (Jean-Louis), compagnon ébéniste au faubourg Saint-Antoine, né en 1735 3, fut un des Vainqueurs de la Bastille 4 5.
FAVILLOT. — L "Almanach Dauphin de 1772 signalait à Paris, dans le quartier de la Villeneuve, un artisan de ce nom « menuisier ordinaire du Roy pour le Garde-meuble». Le personnage ainsi désigné n’est autre que Nicolas-Quinibert [Foliot, cité correctement dans les éditions postérieures du même annuaire.
FEILT (Jean-Gaspard), ébéniste-marqueteur d’origine allemande, obtint à Paris des lettres de maîtrise qu’il fit enregistrer au Châtelet le 25 avril 1771 s ; il résida ensuite rue du Temple, d’où son atelier disparut avant 1782. Ses ouvrages, signés G. FEILT, témoignent d’un talent très estimable. On a relevé son poinçon sur un cabinet en bois de rose dans la collection du général Knox à Londres é. Celle de Mme la comtesse Henri de Gontaut-Biron renferme de lui une petite armoire offrant de fines marqueteries en bois de couleur, avec incrustations de nacre, à décor de fleurs, oiseaux et papillons.
FELIZET (Edme-Jean), maître ébéniste à Paris, demeurait en 1734 rue Baillif, dans le voisinage de la place des Victoires 7.
FÉLIX (Laurent), reçu maîtreà Paris le 31 juillet 1755 8, exerça durant une trentaine d’année rue Saint-Victor, près de l’ancienne abbaye de ce nom. En 1771, il inséra une annonce dans les Petites Affiches pour vendre « une châsse d’un nouveau goût, faite de bois de violette et garnie d’écaille avec des figures et autres embellissements de fonte 9 ». On connaît de bons ouvrages marqués L. FELIX. Je possède une commode en tombeau, plaquée de palissandre et ornée de bronzes à rocailles, qui porte cette estampille. Au Salon des Artistes français de 1921, les magasins du Bon-Marché avaient exposé une gracieuse petite table Louis XVI en bois de rose, frappée de la même empreinte.
FERCHEMENN. Voy. Forschmann.
FERDINAND (Ferdinand BURY, dit). Voy. Bury.
FERMET (Tean-Bénigne-Athanase) travaillait à Paris comme artisan libre en 1753, lorsque