Arch. nat. H
12. Arch. nat. Y. 10987, 24 juillet 1740; Y. 15053, 3 août 1749 ; Y. 10995, 7 oct. 1754.
queterie nuancée et en vernis de la Chine1. Il mourut moins de huit ans plus tard 2. Ses productions sont signées en grandes lettres A. FLEURY. Les collections de Chaalis léguées à l’Institut par Mme Edouard André renferment une commode en bois de placage qui porte cette estampille.
François, frère du précédent, fut aussi maître ébéniste à Paris. Il résidait rue Traversière, ayant conservé sans doute le premier atelier d’Adrien, qu’il continua d’exploiter jusqu’au début du règne de Louis XVI. En 1747, cet artisan porta plainte contre les jurés de sa communauté pour avoir fait saisir indûment plusieurs ouvrages frappés de sa marqueront « une commode de palissandre, en S par les côtés, à pieds galbés » 3. François Fleury pourrait avoir employé le poinçon aux initiales F. F. qui se rencontre sur des meubles d’une bonne qualité, dans le style en honneur vers le milieu du xvme siècle.
FOLIOT, famille parisienne d’habiles menuisiers en meubles et sculpteurs ornemanistes, dont la plupart furent attachés au service de la Couronne.
Le plus ancien florissait vers la fin du règne de Louis XIV. Entre 1700 et 1708, le prince Henry-Jules de Condé lui fit exécuter de nombreux ouvrages, en collaboration avec le sculpteur Guyot et le peintre-doreur Goulet. Il menuisa un bois de lit pour la chambre du prince dans son hôtel à Paris, un autre lit à la polonaise pour la princesse, née Anne de Bavière, et des meubles pour leur fille, «Mademoiselle d’Anghein », en remplacement de ceux quelle avait donnés à l’Hôtel-Dieu lors de sa petite vérole4. — Ce maître aurait été le père de Nicolas qui suit. On suppose qu’il eut aussi pour fils le sculpteur Toussaint Foîiot, nommé en 1757 recteur de l’Académie de Saint-Luc.
Nicolas fut menuisier du Garde-meuble royal à partir de 1723 5 6 et juré de sa communauté de 1736 à 1738 é. Outre des bois de sièges et de couchettes, il produisit des armoires en chêne et des tables en noyer. Son atelier était situé rue de Cléry, dans une maison qui lui appartenait, sous l’enseigne du Duc de Bretagne 1 . Il mourut avant la fin de l'année 1749, laissant trois fils. L’aîné entra dans la corporation des merciers et devint marchand ordinaire de la Cour; les deux autres, — Nicolas-Quinibert et François, — lui succédèrent comme menuisiers du Roi.
Nicolas-Quinibert, né vraisemblablement vers 1708, s’établit de bonne heure à son compte dans la même rue de Cléry. Dès ses débuts, il travailla pour le maréchal duc d’Estrées, riche et singulier amateur, qui mourut en 1737 8. Il fut juré de sa corporation de 1750 à 1 7 5 2 9 et marguillier de la paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle I0. Devenu fournisseur ordinaire du Garde-meuble en remplacement de son père, il reçut de cette administration des commandes considérables11. Au cours de la seule année 1767 , Quinibert Foliot livra pour les