‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 14 sur 397 · Annonces, etc. 1791, p. 34°4 j 3803 ; 3871 et · texte numérisé non relu

Annonces, etc. 1791, p. 34°4 j 3803 ; 3871 et

montrait du même auteur un bonheur-du-jour en bois de rose, présenté par M. Mirault. L ancienne collection du comte de Reiset renfermait un meuble-vitrine, en marqueterie à corbeillede fleurs, portant aussi l’estampille de ce maître. J’ai vu de lui d’autres jolies pièces, parmi lesquelles un cabinet serre-bijoux, sur pieds élevés et cambrés, revêtu de délicates mosaïques à quadrillages.

Quant à Pierre, dit Avril le cadet , qui exerça la même profession comme artisan libre, on pourrait le passer sous silence s’il n’avait été l’un des Vainqueurs de la Bastille '. Il venait alors de reprendre l’ancien établissement de son frère rue de Charenton et conserva cet atelier jusque sous le Directoire 2. Mais ses ouvrages eurent peu de succès. Tombé dans l’indigence, il finit ses jours à l’hôpital, le 14 avril 1806 3.

Baillière. Voy. Bayer.

BAILLY (Antoine), maître ébéniste à Grenoble vers 1730, était fils d’un menuisier français qui avait émigré à Ruremonde dans les Pays-Bas, probablement à la suite de la révocation de l’édit de Nantes4 *.

BALTHAZAR (François) exerçait comme artisan libre à Auxonne, en Bourgogne, dans la première moitié du règne de Louis XV. Le 28 septembre 1737, les maîtres menuisiers de Dijon saisirent deux commodes en prunier rougi que cet ébéniste livrait à un marchand de la ville sans l’avoir fait visiter par leur jurande. L’affaire donna lieu à un procès qui durait encore deux ans plus tard s.

BAPST. Voy. Papst.

BARA (Pierre), menuisier parisien, fit enregistrer sa maîtrise le 28 juin 1758 6 *. Il fut l’un des fournisseurs du tapissier Planque qui tenait rue Saint-Honoré un magasin réputé pour les sièges

1. Arch. nat. T. 5141, 5. Papiers du député Osselin. Liste des

Vainqueurs de la Bastille. N° 543. — Le même dossier renferme

le document suivant relatif au fusil d’honneur que cet ébéniste

reçut comme récompense civique : « Nous soussignés, Com-

missaires nommés par les Vainqueurs de la Bastille pour la véri-

fication des noms et individus qui composent la liste déposée aux

archives de l’Assemblée nationale, certifions que le sieur Pierre Avril est effectivement l’un desdits vainqueurs, qu’il est l’indi-

vidu porté sur la liste et que le fusil qui lui appartient conformément aux Décrets de l’Assemblée nationale peut lui être délivré sans crainte de réclamation fondée. A Paris, le 12 janvier 1791. DEMARQUE, DE CLÉAND, PLOYER, ROSSIGNOL, COUhaud ». On lit à la suite : « Je soussigné reconnois qu’en conséquence du certificat ci-dessus, M. Osselin m’a remis un fusil

neuf avec sa bayonnette et le foureau de bayonnette, du modèle de 1777 et de la manufacture de Maubeuge, lequel fusil m’appartient aux termes du décret de l’Assemblée nationale. A Paris, le 17 janvier 1791. avril. »

2. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 2578. Journal du march. Collignon, fol. 1, 25, etc.

3. Ibid. Enregistrement. Tables des décès. Q.8. 68. — Il mourut « débiteur insolvable » du négociant Delor, march. de bois des Iles. (Ibid., Bilans, cart. 103, 1806).

4. Ed.Maignien. Les Artistes grenoblois, Grenoble, 1887, p. 29.

5. Arch. dép. de la Côte-d’Or, E. 3429. Mémoire pour le sieur Couder, intimé, contre la Communauté des Mes Menuisiers de la Ville de Dijon, 1739.

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