‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 15 sur 397 · PIERRE BARA · texte numérisé non relu

PIERRE BARA

Fauteuil Louis XV à décor de fleurettes. ( coll . de Mme Allez).

MATHIEU DE BAUVE.

Grand fauteuil d’apparat en bois doré.

(anc. coll. Aubert).

PIERRE BELLANGÉ.

Lit dans le genre antique, exécuté vers 1798, en bois d'acajou garni de bronzes dorés U patines.

(d’après une gravure de Ransonnette).

de luxe \ Son atelier, situé rue de Cléry 1 2, continuait à prospérer en 1768 3. Cet artisan signait P. BARA, en grandes lettres irrégulières, que l’on trouve parfois estampillées à chaud. Sa marque figure sur un fauteuil de forme basse, dans le style de la Régence, à dossier en arbalète et décor de rocailles, qui fait partie du mobilier de Chaalis légué par Mme Édouard André à l’Institut de France. L’ancienne collection Jacques Doucet renfermait quatre fauteuils Louis XV du même auteur4 5; ces gracieux ouvrages, dont notre planche III montre un exemplaire, appartiennent aujourd’hui à Mme Allez.

BARIQIJANT, fabricant et marchand de meubles, établi à Paris, rue Beautreillis, sous le Directoire, produisait des ébénisteries dans le goût antique, sur lesquelles il appela par voie d’annonces l’attention des amateurs \ Plus tard, il se fixa boulevard Saint-Martin, ayant un atelier rue de Bondy, derrière ses magasins. Le Garde-meuble impérial lui commanda plusieurs bureaux à cylindre en acajou moucheté6. Sa maison existait encore en 1822 7.

BARNON (Jean-Baptiste), devenu maître menuisier à Paris vers 1727, se consacra pendant une trentaine d’années à la fabrication des bois de sièges, rue de Bourbon-Villeneuve 8 (actuellement d’Aboukir). Retiré des afiaires, il demeurait en 1761 rue Saint-Médard, dans le faubourg de Bercy 9.

BARON, ébéniste à Nantes, inscrit en 1774 sur les listes de la milice bourgeoise, habitait Haute Grand’rue, au centre de la ville î0.

BARON (Gilles), menuisier en meubles, reçu maître à Paris le 23 mars 1751 ", exerçait rue de Charenton, où sa veuve lui succéda entre 1774 et 1782 I2. On a relevé la marque G. BARON sur une console en bois sculpté et doré, présentant à la ceinture une fleur de lys dans un cartouche à rocailles, au milieu d’une frise de postes. Ce curieux spécimen du style hybride en honneur vers la fin du temps de Louis XV faisait partie de l’ancienne collection Louise Balthy '3.

BARRAULT (Joseph), né vers 1730, passa maître à Paris le 31 août 1768 et mourut le 8 décembre 1798, ayant résidé rue Traversière-Saint-Antoine , puis rue de Charenton I+. Il a laissé son estampille G. BARRAULT sur des ouvrages en bois de rose d’une bonne fabrication courante.

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