Vente à Paris, 25 juin 1909, n° 354 (reprod
FOURRÉ (Martin), menuisier parisien, était attaché au service du Garde-meuble en 1793 pour la réparation des lits et des sièges du Mobilier national1.
FRANC (François), menuisiér-ébéniste, né en 1722, mort le 6 janvier 1799 2 3. Ayant gagné la maîtrise comme fils de maître le 24 mars 1 7 5 6 ?, il exploita un atelier rue de Charenton, visà-vis le couvent des Dames anglaises 4. Il travaillait activement pour le commerce, mais ne paraît avoir produit que des meubles ordinaires5 6. Après 1791 é, il se retira rue Moreau, où il termina ses jours.
FRANC (M.-C.), habile ébéniste que l’on peut supposer père du précédent, n’est connu que par son estampille. Celle-ci figurait, avec la marque du château de Bellevue, sur une pièce remarquable ayant paru dans une vente anonyme à l’hôtel Drouot le 5 mai 1893. C’était un grand bureau plat dans le style de la Régence, en bois de rose et de violette, enrichi de bronzes finement ciselés : chutes à têtes d’homme et de femme couronnées de pampre, appliques à mascarons, entrées de serrure représentant des sphinx, poignées formées par des dauphins.
FRANCASTEL, famille parisienne dont les membres se succédèrent de 1754 à 1792 comme menuisiers de la Chambre et des Menus-Plaisirs du Roi.
Jean-Baptiste, né en 1725 7, fit enregistrer ses lettres de maîtrise le 26 juillet 1743 8. Fils de Charles Francastel, entrepreneur de bâtiments rue Saint-Denis, il travaillait dans l’atelier paternel lorsqu’il épousa la fille d’Antoine Pleney, menuisier de la Chambre. En 1754, il obtint la survivance des fonctions de son beau-père, qui lui céda son établissement rue Montmartre, près des boulevards. Il succomba peu après, en 1758 9, âgé seulement de trente-trois ans.
Sa veuve, née Claire-Élisabeth Pleney, le remplaça en qualité de « menuisière de la Chambre du Roi», aux gages annuels de 300 livres. Chargée à ce titre des travaux que nécessitaient les fêtes et cérémonies de la Cour, elle fournissait aussi à l’occasion des sièges et couchettes, des meubles de commodité, des tables, buffets et armoires de chêne ou de hêtre I0. On remarque parmi ses ouvrages deux toilettes en beau bois de Hollande, à dessus brisé et à pieds pliants, qui lui furent commandées en 1770, pour servir durant le voyage de Marie- Antoinette lors de son arrivée en France11.
Jean-Baptiste- Antoine, dit Francastel T aîné, fils des précédents, né en 1749 12 , devint menuisier de la Chambre et des Menus-Plaisirs comme successeur de sa mère, qui lui transmit son fonds par acte notarié du 20 octobre 1771 1 N II fut attaché aussi à la maison du comte et de la comtesse d’Artois '4. En dehors de ses ouvrages de grosse menuiserie et de décoration, il exécuta