‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 140 sur 397 · Annonces, etc., an III, p · texte numérisé non relu

Annonces, etc., an III, p

FORTUNIOS (Jean-David), maître ébéniste à Paris, résidait rue de Charonneen 1737, lorsqu’il perdit sa femme, Marguerite Jouan, probablement sœur de l’ébéniste de ce nom *.

FOUGÈRE (?) est cité dans le Tableau général du Commeree du Royaume parmi les principaux fabricants de meubles à Metz vers la fin du règne de Louis XVI.

FOULET (Jean-Baptiste), ouvrier de l’atelier du maître ébéniste Claude-Charles Saunier, exécuta les marqueteries d’un superbe secrétaire qui fait maintenant partie de la collection Wallace à Londres 1 2 3 (planche LIX). Les décorations de ce meuble représentent des morceaux d’architecture, des fleurs et des attributs, traités avec la plus minutieuse adresse. Un des panneaux est signé au burin : J. B. Toulet.

FOULLET (Antoine), ébéniste parisien, fit enregistrer ses lettres de maîtrise le 17 février 1749 5, et devint juré de sa corporation en 1 7 5 6 4. Établi rue du Faubourg Saint-Antoine, en face de la rue Saint-Nicolas, il travaillait spécialement pour les horlogers5, produisant des gaînes de régulateurs en bois des Indes, qu’il orna de bronzes fondus chez Hebau, rue des Arcis. A sa mort, le 24 septembre 1775, il laissait en cours d’exécution une douzaine de boîtes de pendule dont la prisée fut faite par ses confrères Lieutaud et Duhamel, réputés tous deux pour le même genre d’ouvrages6.

Pierre-Antoine, fils du précédent, devint maître le 11 avril 1765 7 et bientôt après s’installa pour son compte dans la même rue du Faubourg Saint-Antoine. En janvier 1769, il déposa son bilan qui mentionne parmi ses créanciers le vernisseur Lemaire 8. Il continua ensuite son industrie rue de Charonne jusque vers 17809. On lui doit de beaux meubles en marqueterie ombrée, à décor de fleurs, attributs et scènes galantes, qui portent l’estampille P. A. FOULLET. Certaines de ces pièces offrent des panneaux bizarrement échancrés d’un aspect très original. A la vente de M1Ie Marquis, en février 1913, figurait une magnifique commode de Foullet fils, qui fut adjugée à M. E.-M. Hodgkins sur une enchère de 50.000 francs (planche XXII).

FOUREAU (Louis), reçu maître ébéniste à Paris le 27 novembre 1755 I0, exerça pendant plus de trente années rue du Faubourg Saint-Denis. Il a laissé sa marque L. FOUREAU sur de nombreux ouvrages en vernis européen imitant les laques de Chine. Le comte Horace de Choiseul possédait naguère une commode de cette sorte11. Un meuble analogue, décoré en dorure sur fond rouge, fait partie de la collection F. Halphen à Paris12. On peut citer de cet ébéniste, dans un autre genre, une commode en marqueterie à vases de fleurs, ayant appartenu à Mme A.- L. Guérin I3.

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