Nouv. Arch. de l'Art français, 1872, p
quelques pièces d’ameublement telles que des lits, des écrans et des fauteuils sculptés \ Il demeurait rue du Faubourg Saint-Denis, n° 29, quand il mourut d’une fluxion de poitrine le ié septembre 1787 1 2.
Pierre, dit Francastel le jeune ou Francastel-Crépy, charpentier de son état, résidant rue du Faubourg Montmartre à la Boule-Rouge 3, hérita du titre et des gages de son frère aîné. En raison de sa charge, il concourut à l’installation de l’Assemblée des États Généraux et fournit des sièges pour les salles de la Noblesse et du Clergé4. Après la chute de la monarchie, Pierre Francastel eut vite fait d’oublier la constante protection que la Cour avait accordée à sa famille. Au mois de septembre 1792, il acceptait d’entreprendre, dans les jardins du Temple, les travaux destinés à empêcher l’évasion de l’infortuné Louis XVI5. Cette preuve de civisme lui valut de traverser sans encombre les orages de la Terreur : il était encore attaché au service du Garde-meuble en 1794 6.
FRANCE devint en 1785 ébéniste breveté du roi George III d’Angleterre. Il tenait fabrique et magasin de meubles à Londres, Saint-Martin’s lane, en société avec son confrère Beckwith 7.
FRANCE (François RÜBESTÜCK, dit Franti ou). Voy. Rübestück.
FRÉGET (Pierre-Louis), compagnon ébéniste au faubourg Saint-Antoine, prit part en 1789 au siège de la Bastille. Il habita ensuite rue Saint-Dominique, au Gros-Caillou8.
FRESSENET — parfois désigné dans les comptes royaux sous le nom de Fresnay — était un des menuisiers attachés au service de la Couronne sous Louis XIV. Employé d’abord à la construction de la Ménagerie de Versailles (1 677) 9, il devint fournisseur du Garde-meuble, qui lui commanda des armoires en chêne, des scabellons et d’autres ouvrages du même genre ,0. Fressenet exécuta notamment la menuiserie de beaux «pieds de table» en bois doré, qui furent sculptés par Legrand, Bellard, Charmeton et Goupil ”. Il travaillait encore pour le mobilier royal en 1704.
FRETEL (Bastien), né en 1730 I2, était agrégé depuis moins de dix ans à la communauté des menuisiers-ébénistes de Paris lors de la dissolution des corps de métiers13. Ancien artisan libre, il résidait au faubourg Saint-Antoine, rue Saint-Nicolas, où il mourut le 29 juillet 1796 '4. — Son atelier fut conservé par un successeur du même nom qui produisait spécialement des tables à manger 15 et en livra plusieurs au Garde-meuble impérial l6.