‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 144 sur 397 · Arch. nat. Q · texte numérisé non relu

Arch. nat. Q

FRICHET, menuisier-ébéniste à Paris, établi dès 1798 rue des Petites-Écuries et ensuite rue du Faubourg Saint-Denis, n° 42, fut un des fournisseurs de Napoléon Ier Les commandes qu’il reçut de l’État comprenaient principalement des ouvrages en bois de hêtre destinés à la dorure. En 1807, Frichet livra pour le palais des Tuileries six chaises richement sculptées, offrant au dossier une couronne de l’Immortalité avec le chiffre de Joséphine ; ces meubles devaient être recouverts de tapisseries à l’aiguille exécutées par l’Impératrice1 2.

FRITSH (Jean), né en 1745 3, possédait un atelier d’ébénisterie rue de Charonne, n° 159, au début de la période révolutionnaire 4.

FROIDEVEAU. Voy. Froydeveau.

FROMAGEAU (Jacques-André), menuisier-ébéniste à Paris, né en 1735, mort le 23 décembre 1810 5. D’abord ouvrier libre 6, il devint maître le 24 juillet 1763 7, exerça rue Bergère (1782), puis rue Grange-Batelière jusqu’en 1803 8, et termina ses jours à l’hôpital. Nous manquons de renseignements sur les travaux de cet artisan. Ceux que lui ont attribués certains auteurs appartiennent en réalité à son homonyme, J.-B. Fromageau, dont parle la notice suivante.

FROMAGEAU (Jean-Baptiste), fabricant et marchand de meubles à Paris, né vers 1726 9, était fils d’un maître menuisier. Élevé dans la même profession, il fit enregistrer ses lettres de maîtrise au Châtelet le 5 novembre 1753 I0 11. Il résidait à cette époque rue Traversière ”, où il demeura encore une douzaine d’années avant de transporter ses ateliers et magasins dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine. Contrairement aux coutumes alors en vigueur, suivant lesquelles chaque homme de métier se spécialisait dans une seule branche de son art, Fromageau produisait des ébénisteries de luxe aussi bien que des ouvrages de menuiserie I2. Il conduisait d’ailleurs ses affaires avec beaucoup d’activité et leur donna un essor considérable13. En 1770, il avait chez lui plus de 30.000 livres de marchandises, parmi lesquelles des commodes de diverses formes, « à cartels, dés et trophées» ; des secrétaires en pente et en armoire; des buffets, bureaux et toilettes ; des tables dites ambulantes, mignonettes, à l'anglaise, à la chinoise, à la Pompadour-, des «chiffonnières en rognon », vide-poches, damiers et trictracs, outre des meubles de garde-robe comme les tabourets en forme de livres, connus sous le nom d 'Histoires des Pays-Bas '4. Jusqu’en 1777, sa maison est citée dans Y Almanach Dauphin parmi les plus

1. Alm. du Commerce de Favre et Duchesne, an VII; — Arch. nat. O2. 504, 505, 513, etc.

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