PIERRE GARNIER
Grand bureau plat, avec cartonnler et écritoire, en bols de placage, époque fin Louis XV.
(anc. coll. du Marquis de Biron).
GALLIGNÉ (Pierre-Antoine), ébéniste parisien, résidait rue de Charenton au moins depuis une douzaine d’années’, quand il fut reçu maître le 5 octobre 17671 2. Il mourut avant 1782. Sa marque A. GALLIGNE figure sur une commode de forme bombée, en bois de rose, appartenant à M. Lavallée, conservateur de la bibliothèque et des collections de l’École des Beaux-Arts 3.
GAMBARD, ébéniste à Versailles, domicilié rue Dauphine, travailla pour le service de la Cour entre 1771 et 1779 4. Ses mémoires ne mentionnent que des fournitures de minime importance, parmi lesquelles deux bibliothèques en bois noir qui lui furent payées 150 livres.
GAMICHON (Jean-Baptiste) exerça rue Mauconseil, puis rue de Cléry, depuis 1790 jusqu’en 1805 5. Ce fabricant produisait de fort bons meubles en acajou, marqués au moyen de deux fers dont l’un imprimait le nom GAMICHON et l’autre les mots A PARIS. Il a surtout laissé des commodes dans le style du Consulat et de l’Empire. Le marquis de Noailles possède une pièce de ce genre au château de Champlâtreux. Une autre, avec le tiroir du haut formant secrétaire, appartient à Mme la vicomtesse Ulric du Pontavice.
Le même artisan ou un homonyme, demeurant 16, rue du Faubourg Saint-Denis, présenta des ébénisteries en bois d’érable, de citronnier et d’amarante à 1 Exposition industrielle de 1827 6.
GARBARD. Voy. Gambard.
GARNIER (François) fut un des jurés de la communauté des menuisiers-ébénistes parisiens, de 1742 à 17447. Après avoir longtemps exercé rue du Faubourg Saint-Antoine « près celle de Charonne8», il se retira rue des Moineaux, paroisse Saint-Roch, où il mourut le 20 octobre 1774 9. Ses ouvrages sont signés de l’estampille FGARNIER, sans point séparatif entre l’initiale du prénom et le nom de famille. J’ai vu de fort jolies pièces frappées de ce poinçon, entre autres un petit secrétaire droit, à placages de bois rose, le devant profilé en arc d’arbalète.
GARNIER (Pierre), fils du précédent, né vers 1720, gagna la maîtrise pendant la jurande de son père, le 31 décembre 1742 I0. Il s’installa ensuite rue Neuve-des-Petits-Champs, et se classa parmi les premiers ébénistes de son époque. On le trouve cité comme tel dans les Tablettes de Renommée11 et dans Y Almanach général des Marchands du Royaume12 . Il était fournisseur de la dernière duchesse de Mazarin, née Durfort de Duras ’5. En 1778, le marquis de Menars le chargea de meubler son hôtel de la place des Victoires et lui commanda notamment de
1. Arcb. nat. Y. 10996, 29 nov. 1755 ; Y. 15068, 14 sept. 1765 (sous les noms de « Pierre-Antoine Galinier » ou « Galignier »).