‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 152 sur 397 · Année 1779, p · texte numérisé non relu

Année 1779, p

13. H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, p. 205.

précieuses armoires en ébène pour la bibliothèque de cette demeure1. Entre 1784 et 1789, Garnier livra une quantité d’ouvrages à M. Germain Baron, secrétaire du Roi et receveur général des finances2. Sa période d’activité se prolongea jusqu’à la fin du Directoire3. Les Petites Affiches du n germinal an VIII annonçaient la vente après décès de son fonds d’ébénisterie, rue Neuve-des-Petits-Champs, n° 462. Le journal ajoutait : « On n’entrera pas dans le détail des effets du cit. Garnier, connu depuis 50 ans par la bonté de ses constructions : tout éloge serait superflu 4 ».

Les œuvres nombreuses sur lesquelles a été relevée la marque P. GARNIER attestent en effet le goût délicat de ce maître, non moins que son habile technique. Au musée Jacquemart- André figure une production de sa jeunesse : c’est une grande commode Louis XV, richement ornée de bronzes à rocailles qui forment deux étages de courbes aux harmonieux contrastes 5. Le musée du Louvre montre de lui un somptueux secrétaire en laque de Chine, très noblement traité dans le goût de Delafosse6, style auquel se rattachent aussi un grand bureau que possédait naguère le marquis de Biron 7 (planche XXIII) et le beau cartonnier de M. le duc de Valençay qui parut à l’Exposition rétrospective de Tours en 1890 8. Le South Kensington Muséum a recueilli de cet ébéniste une petite table en acajou, portée sur des pieds d’une forme singulière et offrant à la ceinture des plaques en porcelaine de Sèvres9. Pierre Garnier, qui cultivait avec talent toutes les branches de son métier, a laissé beaucoup de pièces en marqueterie à décor de fleurs. Dans l’Exposition de l’Art français sous Louis XIV et Louis XV, qui eut lieu à Paris en 1888, on voyait une commode de ce genre prêtée par Mme Burat10. Une autre, de la plus charmante élégance, se trouve chez Mlle de Savignies, à Vineuil (Oise).

GARRÉ (Louis-Guillaume), reçu maître à Paris le 6 février 1741 ", s’établit sur la butte Saint- Roch, où il habita successivement les rues de Richelieu, d’Argenteuil et des Orties, jusqu’au début du règne de Louis XVI ".Une annonce publiée dans les Petites Affiches du 23 avril 1770 appelait l’attention des amateurs sur une grande pendule en marqueterie à vendre chez cet artisan I3.

GASPARD. Voy. Rœtters et Schneider.

GASSAUX (Nicolas), ébéniste parisien, exerçait sous le Directoire rue de Charonne, n° 6 ’4. Il mourut le 21 mai 1799, âgé de cinquante-deux ans IS.

1. Bibl. Carnavalet. Nouv. acq . n° 106 (Cf. H. Vial, etc., toc. cit.).

2. Livres des Comptes de M. G. Baron (Mss. orig. en ma possession). Ces registres mentionnent, entre autres fournitures de Garnier, plusieurs tables à jeu de brelan et de trictrac, un pupitre à écrire debout, deux serre-papiers, etc.

3. Arch. de la Seine. Enregist. Tables des Décès Q.8. 13. Décès de sa femme, Magdeleine-Antoinette Oger, morte à 68 ans, le 23 germ. an VII.

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