Arch. dép. de la Loire-Infre. E
Cte F. DE SALVERTE. — LES ÉBÉNISTES Db XVIIIe SIÈCLE.
Planche XXVI 1
NICOLAS GREVENICH.
Petite commode demi-lune, en bois de placage, époque Louis XVI. (anc. coll. Niewstraten).
PIERRE FRANÇOIS QUÉNIARD, dit GUIGNARD.
Commode en laque noire, a faisceaux de licteuis.
( Ministère des Einances).
Châtelet le 30 août 17401, lorsqu’il épousa la veuve du fabricant et marchand de meubles Albert Potier, et prit la succession de ce confrère rue du Temple, au coin de la rue de la Corderie 2. Il succomba peu après, le 20 octobre 1746 3. Le procès-verbal des scellés apposés chez lui le même jour mentionne dans sa boutique de nombreux ouvrages en bois des Indes, avec plusieurs pièces marquetées d’étain, de cuivre et d’écaille. Guérard comptait parmi ses clients le chevalier d’Orléans, grand prieur de l’ordre de Malte.
GUÉRIN (Jean-Louis), reçu maître à Paris le 7 octobre 1778, exerça jusqu’à la Révolution rue de la Poterie, près de la Grève4 5. On le trouve cité dans les livres du tapissier Bonnemain jeune pour quelques fournitures en bois de rose et en noyer couleur d’acajou s. Il a laissé sa marque J. L. GUERIN sur des ouvrages de bonne fabrication courante.
GUÉRIN (Philippe-Jean), compagnon ébéniste, né à Paris le 9 juillet 1742, fut un des Vainqueurs de la Bastille. Après avoir été volontaire de la garde nationale, gendarme, puis vétéran, il démissionna en 1799 pour s’établir débitant de bière rue des Droits de l’Homme6.
GUÉRIN de Montpellier, que l’on a supposé un ébéniste, était ingénieur du Roi. Originaire du Bas-Languedoc, il mourut à Choisy le 11 avril 1763. L’erreur commise à son sujet vient de ce qu’il dirigea l’exécution de plusieurs meubles mécaniques, comme un chariot à manivelles destiné au jeune duc de Bourgogne, et la table volante de Choisy, construite pour les petits soupers de Louis XV7.
GUESNON, famille parisienne de notables entrepreneurs de menuiserie, qui furent attachés au service de la Couronne à partir de 1706, et se succédèrent comme menuisiers de la Chambre du Roi jusqu’en 17848. D’après les comptes des Bâtiments, ils furent occupés à de très importants travaux de décoration dans les maisons royales, mais ils ne semblent jamais avoir fourni d’ouvrages pour le mobilier de ces résidences. On a prétendu qu’un d’entre eux, Jean-François, était fabricant de cadres 9, parce qu’il menuisa pour Mme de Pompadour, au château de Crécy, les boiseries servant de bordure à des tableaux de Boucher.
GUEUX. Voy. Legueux.
GUIART. Voy. Guillard.
GUICHEMERRE (Gabriel) tenait en 1798 fabrique et magasin d’ébénisteries à Paris, place de l’Indivisibilité, aujourd’hui place des Vosges. Il vendait de bons ouvrages au goût du jour, notamment des athéniennes, sortes de guéridons à trépied pouvant servir de cassolette ou de